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FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

20e partie

Résumé : Nacéra est affligée. La grossesse de sa sœur sera bientôt visible, et les médecins refusent de procéder à un avortement. Sera-t-elle obligée d’avoir recours à une matrone ? Avant d’en arriver là, elle veut discuter avec Lyès.

 

Maissa hésite encore quelque secondes, puis comprenant qu’elle n’avait plus le choix, elle prend son portable et se met à composer un numéro. Elle attend un moment, puis refait encore le numéro. La sonnerie résonne, puis la disquette l’informe que son correspondant ne répondait pas.
Nacéra lui prend l’appareil des mains et recompose le numéro. En vain. Elle décide alors de rappeler sur son propre portable. Lyès ne connaissait pas son numéro. S’il lui répondait, il confirmerait de lui-même qu’il ne voulait pas discuter avec Maissa. Une manière de la fuir et de lui faire comprendre qu’elle n’existait plus pour lui.
À la première sonnerie, Nacéra entendit clairement la voix rauque d’un homme.
-Allô. Allô.
-Bonsoir. Je m’adresse bien
à Lyès ?
-Tout à fait. Et... Vous êtes ?
-Une femme qui aimerait discuter avec vous.
-Pourrais-je savoir à qui ai-je l’honneur ?
-Je suis la sœur aînée de Maissa.
Un silence. Puis Nacéra entend un souffle. On dirait que l’homme hésitait à lui répondre ou à lui raccrocher au nez.
Elle attend plusieurs secondes, avant que Lyès ne daigne enfin répondre.
-Je crois deviner le but de votre appel.
-Parfait. Et que comptez-vous faire, jeune homme, maintenant que les dés sont jetés ​?
-Je crois que je l’ai déjà expliqué à votre sœur.
-Ma sœur est une idiote qui ne connaît encore rien à la vie. Sinon pourquoi se serait-elle mise dans un tel pétrin ?
-Elle est adulte et responsable de ses actes. Je ne suis pour rien dans tout ce qui s’est passé.
-Je crois que vous vous trompez là-dessus, monsieur.
Certes, elle est adulte et majeure, c’est ce que vous voulez insinuer, je présume. Mais il se trouve qu’elle est enceinte de vous. Ce bébé, elle ne l’a pas fabriqué toute seule. Vous avez été tous les deux inconscients.
-Je ne vois pas où vous voulez en venir ?
-Je vais vous le dire. C’est très simple : ou vous régularisez sa situation, ou...
-Ou quoi ? Vous me menacez ?
-Prenez-le comme vous voulez. Si vous vous entêtez à refuser, je vais devoir passer aux grands actes. Et croyez-moi, vous n’allez pas en sortir indemne. Je devine déjà la réaction de votre famille si
jamais on...
-Laissez ma famille loin de ça. Elle n’a rien à voir là-dedans.
-Ah ! votre famille ne devrait pas être mise au courant de vos erreurs. Par contre, la nôtre devrait subir l’humiliation et la honte sans broncher. Monsieur, vous êtes un inconscient et un irresponsable. Ayez au moins le courage de regarder en face vos propres erreurs et de les corriger.
-Je n’ai rien fait. C’est votre sœur qui m’a poussé à aller aussi loin. Elle voulait m’accrocher par tous les moyens. Et ne croyez pas que je suis celui qu’on mène par le bout du nez.
-Et elle ? Croyez-vous que c’est une fille à faire chanter ? Elle a été naïve et avait cru en vous. Elle a toujours été romantique.
Elle vous a aimé au point de vous offrir ce qu’elle possédait de plus précieux : son honneur. Et quelle a été votre réaction ?
Vous l’avez repoussée, dénigrée et malmenée. Son état sera très bientôt apparent. Alors à vous de jouer maintenant.
Ou vous vous conduisez en homme, ou je serai obligée de passer par d’autres moyens pour vous convaincre.
Nacéra avait débité cette dernière phrase en tremblant.
Elle n’était pas du tout certaine de ce qu’elle avançait et craignait une réaction inverse de son interlocuteur. Lyès pouvait lui rire au nez, l’envoyer au diable, ou tout simplement raccrocher sans donner de suite. Elle sera donc surprise de l’entendre lui répondre :
-Je suis désolé de vous causer autant d’ennuis.
Je vais tenter d’arranger ça. Maissa est une chic fille. Je ne pouvais avouer ma faute à mes parents. Alors j’ai préféré temporiser.
-Temporiser ?
Jusqu'à quand donc ?
-Je ne saurais vous le dire. Laissez-moi le temps de préparer ma famille. On verra ensuite.
-Le temps presse justement. Une grossesse évolue de jour en jour.
-Je comprends. Mais...
-Il n’y a pas de mais qui tienne. Vous avez été jusqu'à douter de votre paternité et demandé à Maissa un test ADN.
-C’était juste pour gagner du temps.


(À suivre)
Y. H.


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