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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

25e partie

Résumé : Lassée par une longue journée au magasin, Yamina ne put tenir tête à son mari. Slimane dîne seul, puis sort sur la véranda. N’était-il pas trop vieux pour une jeune femme comme la sienne ?

 

Un hibou pousse un long cri lugubre. L’homme sursaute et se retourne pour constater que les volets de sa chambre étaient fermés et la lumière était éteinte. Yamina dormait déjà. Et lui ? Que va-t-il faire ce soir ? Va-t-il se glisser dans son lit ou dormir sur le sofa du salon ?
Il soupire et opte pour la seconde alternative. Demain, il tentera de rediscuter avec Yamina de l’éventualité de l’ouverture de cette bijouterie. Ce projet lui permettra peut-être de tirer un trait sur son désir de devenir mère.
À défaut, elle deviendra une grande femme d’affaires et oubliera vite cette lacune dans leur couple. L’argent ! Seul l’argent vient à point dans toutes les situations.
Satisfait à l’idée de récupérer la confiance de sa femme, il se dirige au salon pour s’allonger tout habillé sur le sofa, avant de sombrer dans un profond sommeil.
Deux jours passent. Yamina avait évité son mari et ruminait encore sa colère. Ce dernier se rend au magasin pour faire le bilan de la semaine et lui demande si elle voulait dîner au restaurant pour changer. On était à la veille du week-end, et il devait se rendre en Tunisie.
-Qu’est-ce que c’est encore cette histoire de Tunisie ?, s’écrie Yamina. Tu exagères, Slimane. Tes fréquents déplacement à Tunis doivent camoufler quelque chose.
Il lui tapote l’épaule.
-Les affaires m’appellent, ma chérie. Tu sais bien que j’ai une agence d’import-export dans ce pays, et des associés qui ont toujours des comptes à me rendre.
-Pourquoi ne se déplacent-ils pas eux-mêmes en Algérie ?
-Ils ne sont que deux sur place, et je suis le plus libre dans mes mouvements pour voyager.
-Alors, cette fois-ci je t’accompagne.
-J’aimerais bien, mais il ne me sera pas possible de t’emmener avec moi cette fois-ci. Je n’aurai pas le temps de te faire visiter les lieux les plus prisés par les touristes et te faire découvrir des contrées de rêve. Je serai débordé par le travail, et samedi soir, je dois impérativement rentrer.
Yamina le fustige.
-Tu trouves toujours des échappatoires. C’est comme pour ta stérilité que tu ne m’avais avouée que bien après notre mariage, alors que tu prenais des détours à chaque fois que j’abordais le sujet. Tu dois encore me cacher des choses, Slimane.
Il toussote.
-Que pourrais-je donc te cacher, ma puce ? Nous vivons ensemble depuis bientôt deux années. Tu connais pratiquement toutes mes relations et mon emploi du temps.
Elle soutint son regard.
-Certes, mais de ton passé, je ne connais pas grand-chose.
Il hausse les épaules.
-Parce qu’il n’y a absolument rien à connaître. Je t’ai déjà parlé de ma famille et de la vie d’un célibataire endurci qui se cherchait encore, jusqu’au jour où il t’avait rencontrée et épousée.
Elle soupire.
-Je ne sais plus que penser. Tu as parfois des comportements bizarres, Slimane, t’en rends-tu compte ?
-Bizarre ? Qu’appelles-tu donc par bizarre ?


(À suivre)
Y. H.


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