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FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le mendiant de l’amour

27e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : À son réveil le lendemain, Youcef reçoit la visite de son cousin. Ce dernier tente de lui démontrer que c’était lui-même qui lui avait demandé de gérer ses biens. Pour confirmer ses dires, il lui montre un document.

Je parcours rapidement le document avant de m’écrier :
- Ce papier est faux ! Tu as falsifié tous mes dossiers, mon cher cousin. C’est ce que j’appellerais un abus de confiance en bonne et due forme.
Il se met à rire, et me tapote les épaules :
- Vas donc prouver le contraire de ce qui est signé.
- Tu as utilisé mon cachet, et un spécimen de ma signature.
Il hausse les épaules :
- Tu peux penser ce que tu veux. Ce papier me permet de démontrer que c’est plutôt ta mémoire qui n’est plus fiable.
Je demeure interdit un moment, puis me met à réfléchir au meilleur moyen de prouver à mon avocat que ce cousin n’était qu’un escroc. Ce dernier me lance un regard méfiant avant de poursuivre :
- Faisons la paix, Youcef. Je ne suis venu te voir ce matin que pour te proposer quelque chose qui va sûrement susciter ton intérêt.
- Tu ne me prends donc plus pour un fou ?
Il hausse les épaules :
- Je pense que nos intérêts respectifs sont bien plus importants que
le reste.
- Nos intérêts. Tu dilapides mes biens, tu m’empêches d’accéder à mes comptes et tu parles d’intérêts respectifs !
Il soupire et lance d’une voix
triste :
- Ma fille Hayette est au plus mal ces derniers temps. Elle est toujours alitée et ses crises d’épilepsie sont de plus en plus fréquentes. J’aimerais faire quelque chose pour elle tant que je suis de ce monde. Tu vois, cher cousin, nul n’est à l’abri des aléas de l’existence. Et ma famille est sacrée.
Je réussis à me redresser tant bien que mal sur mon lit, et essayais de m’asseoir afin d’écouter plus attentivement, car je ne doutais pas que la proposition de mon cousin était des plus inattendues :
- Voilà donc ce que je te propose :
Il s’humecta les lèvres et reprit son chapelet :
- Tu épouseras ma fille Hayette et tu hériteras d’une part de mes biens.
La proposition était telle que j’eus du mal à respirer durant quelques secondes. Soudain mes nerfs craquèrent et je fus pris d’un fou rire. Je riais de plus en plus fort, sans pouvoir m’arrêter. Ce qui provoqua et attisa la colère du cousin, dont le visage passait par toutes les couleurs.
Enfin je réussis à mettre fin à cette hilarité, à reprendre mon souffle et à essuyer les larmes qui coulaient sur mes joues.
L’homme me jette un mauvais regard et se met à me secouer :
- Tu es un être sans cœur, Youcef. C’est uniquement un être sans cœur qui pourra rire des malheurs de ma pauvre fille.
Je lève ma main :
- Non, mon cher cousin. Je ne ris pas des malheurs de cette pauvre innocente. Mon rire est provoqué plutôt par ta proposition que je trouve saugrenue. Tu veux que j’épouse cette malheureuse pour hériter de tes biens. Tu veux dire, de mes biens. C’est ce que j’appellerais un chantage paradoxal.
Mon cousin s’insurge :
- Tu es diabolique Youcef. Même te sachant malade et à moitié fou, je ne voulais pas t’abandonner ; mieux encore, je te proposais d’épouser ma propre fille pour te confirmer que je ne voulais que ton bien et que jamais je ne t’abandonnerais. Mais ne voilà-t-il pas que je me heurte à une ingratitude de ta part. Une ingratitude qui prouve que j’ai eu tort de vouloir faire de toi mon gendre et mon héritier légitime.

(À suivre) Y. H.


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