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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Si ma vie m’était contée

28e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Yamina voulait rencontrer les associés de son mari mais il se faisait tard, et Slimane lui assure qu’il n’était là que pour vérifier les registres de comptabilité et signer des documents. En attendant, il lui propose de se reposer le temps d’un week-end.

Ils étaient arrivés à leur destination. Yamina apprécia tout de suite leur hôtel. Slimane n’avait pas menti, l’endroit était sublime, accueillant, et on ne peut plus attractif. Des familles dînaient sur la terrasse, un orchestre jouait quelques airs du terroir, et la nourriture était succulente.
Yamina ne voulait rien rater de cette première soirée en Tunisie. Elle laisse son mari s’occuper des formalités et de leurs bagages, et s’installe à une table au fond de la terrasse pour admirer la grande bleue qui s’étendait devant elle.
Les lumières des lampadaires jouaient sur la surface de l’eau, et des bateaux de plaisance tanguaient au gré de la brise marine. Elle se sentait heureuse. Un maître d’hôtel s’approche d’elle :
-Madame est seule ?
Elle sourit :
-Je suis avec mon mari.
Il dépose un menu sur la table :
-Si je peux me permettre de conseiller madame en matière culinaire, je lui proposerais nos plats traditionnels ou les délices méditerranéens. Que vous preniez le temps de bien décortiquer le menu avant de passer commande.
-Merci, nous allons sûrement suivre vos conseils mon mari et moi.
Slimane tardait à la rejoindre. Elle jette un coup d’œil à sa montre-bracelet, et se demande où il était passé. Voilà déjà plus d’une demi-heure qu’elle l’attendait. Ne le voyant pas arriver, elle se lève et se rendit à la réception de l’hôtel. Il n’est tout de même pas resté dans la chambre tout ce temps !
Le réceptionniste l’a reconnue, et lui tendit une clé :
-Si madame veut monter dans sa chambre c’est la 230.
-Heu… mon mari n’est pas
redescendu ?
-Si Madame. Nous ne proposons jamais deux clés. (Il sourit). Votre mari m’a chargé de vous dire qu’il était sorti pour une urgence, et qu’il ne faut pas l’attendre pour dîner.
Yamina fronce les sourcils :
-Nous venons d’arriver d’Algérie. Vous êtes sûr que vous parlez de mon mari ?
-Bien sûr, madame. J’étais bien là à votre arrivée !
La jeune femme sentit la colère gronder en elle :
-Ce n’est pas possible. Il ne s’est tout de même pas volatilisé.
-Que madame m’excuse. Monsieur était redescendu de sa chambre un peu bouleversé, et m’avait remis la clé en me recommandant de vous la remettre. Si vous voulez téléphoner.
Yamina lève la main :
-Non, merci.
Elle retourne sur la terrasse et s’adosse à la balustrade. Où est passé Slimane ? Pourquoi n’avait-il pas pris la peine de l’avertir de son absence ?
Les effluves des grillades sur barbecue titillèrent ses narines.
Elle sentit son estomac gargouiller. Elle rejoint sa table et commande son dîner. Deux heures passent. La terrasse commençait à se vider. Des couples se levaient çà et là pour rentrer chez eux.

(À suivre) Y. H.


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