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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

28e partie

Résumé : La jeune femme découvre plusieurs appels de Merouane et décide enfin de le rappeler. Une conversation s’ensuivra. Le jeune homme lui reprochera son indifférence à son égard, puis se ravisera pour demander de ses nouvelles.

 

Elle soupire.
-Je ne me plains pas trop. Ma délégation et moi avions eu le privilège d’assister au lancement du festival de l’Assihar. C’était fabuleux.
Nous avions été invités à prendre le thé sous la khaïma avec les organisateurs, et j’ai beaucoup apprécié leur
hospitalité.
-Les gens du Sud sont renommés pour leur générosité. À l’instar de toutes les régions de notre pays, les Sudistes ne font pas exception.
-Et toi ? Qu’as-tu fait pendant mon absence.
-Rien de spécial. Le boulot marche bien. J’ai eu à signer quelques conventions avec des entreprises qui sollicitent souvent mes services. Le marketing et la communication sont des outils de l’avenir, je ne cesserai de le répéter.
-Bien. J’en suis heureuse pour toi.
Elle marque une pause, avant de poursuivre :
-Ma mère m’a appris que tu es passé à la maison.
-Effectivement. Je voulais avoir de tes nouvelles.
-Et profiter de l’occasion pour pleurnicher encore au sujet de notre mariage.
-Farida ! Je discutais avec tes parents de notre projet. Je n’avais ni à pleurnicher ni à crier. Eux, ils sont tous les deux d’accord pour que ce mariage ait lieu l’été prochain.
-Mais moi je ne le suis pas.
-Voilà que ça reprend !
-Qu’est-ce qui reprend ?
-Tes réticences. Nous avons reparlé à maintes reprises sur le sujet, et je campe sur mes positions.
Elle se rendit compte qu’elle avait élevé sa voix, et se reprend :
-Lors de notre déjeuner la dernière fois, je pensais t’avoir clairement fait part de mon opposition. J’étais tellement outrée par ta réaction que je m’étais jurée de ne plus jamais t’adresser la parole.
-C’est ce qui explique plus rationnellement ton refus de répondre à mes coups de fil.
Elle hausse les épaules et s’abstient de répondre. Alors, il reprend :
-Farida, je ne te reconnais plus.
-Moi non plus.
-Moi, je n’ai pas changé. Ce n’est pas le cas pour toi.
-Eh bien, si tu trouves que je ne suis plus la même, tu n’as qu’à en trouver les raisons.
-Tu es toujours aussi coriace.
-Donc, je n’ai pas changé.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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