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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

30e partie

Résumé : L’idée du défilé de mode n’était pas mal. Nacéra est aux anges. Elle avait trouvé l’astuce pour revoir l’homme autant de fois que cela lui serait possible. Lui non plus ne semblait pas indifférent. Demain, la famille de Lyès doit se présenter.

 

Maissa entrelace sa sœur.
-Que serais-je devenue sans toi ?
Nacéra sourit tendrement.
-Dieu a créé les sœurs pour qu’elles soient toujours à l’écoute l’une de l’autre.
-Mais toi, tu es unique. Je ne pense pas qu’il y ait des sœurs comme toi sur terre.
-Il y en a bien plus que ça. Il y a des femmes qui avaient sacrifié leur vie pour le bonheur de leur famille. Les exemples ne manquent pas.
Maissa se serre contre elle.
-Je ne sais pas si un jour je pourrai t’exprimer ma gratitude.
Nacéra lui caresse les cheveux.
-Sois heureuse, c’est tout ce que je te demande, Maissa.
Elle la regarde et remarque qu’elle n’avait plus cet air fatigué et les cernes sous les yeux.
-Cela a l’air d’aller mieux pour toi. Tu n’as plus ces nausées et cet air
terne.
-Je me sens beaucoup mieux depuis que je prends les médicaments prescrits par ce médecin chez qui tu m’avais emmenée. D’après lui, une fois le quatrième mois entamé, je n’aurais plus à souffrir de ces maux devenus ma dose quotidienne. Tu imagines un peu mon calvaire depuis que j’ai appris que j’étais enceinte, et que j’avais dû faire face et seule à tous ces malaises quotidiens, en me cachant le plus possible de vous tous !
Nacéra soupire.
-Tout rentrera dans l’ordre pour toi, si Lyès tient ses engagements et réussit à convaincre ses parents afin de célébrer le mariage rapidement. J’espère qu’il a compris la gravité de la situation.
Maissa baisse les yeux, puis les relève vers sa sœur.
-Demain, nous serons fixées. Je pense qu’il a déjà fait un premier pas en acceptant de t’écouter et de se présenter.
-Je serai plus tranquille lorsque toute cette affaire sera classée.
Elles continuèrent à discuter un moment, puis allèrent dîner, avant de se retirer dans leurs chambres respectives.
Le lendemain matin, un soleil radieux baignait la ville. Maissa, sur les conseils de sa sœur, alla se faire coiffer et Nacéra s’activa à préparer quelques gâteaux traditionnels. Elle avait tout bonnement annoncé à sa mère qu’un jeune homme s’intéressait à Maissa et que sa famille allait se présenter pour un premier contact.
Tout d’abord surprise par cette révélation de dernière minute, sa mère finira par acquiescer.
Qu’y a-t-il de mieux pour une fille que fonder son propre foyer et avoir des enfants ? Nacéra la connaissait assez sur ce point pour en tirer les conclusions les plus justes.
Au milieu de l’après-midi, Lyès et sa famille se présentèrent. Nacéra s’empressa de les accueillir et les introduira au salon, avant d’aller prévenir sa mère.
Maissa ne devrait les rejoindre qu’un moment plus tard, pour servir des rafraîchissements.
La mère de Lyès et ses deux sœurs ne jugèrent pas opportun de tourner en rond pour faire leur demande. Lyès a dû les préparer et il sourit d’un air entendu à Nacéra qui le trouva assez charmant et très élégant.
Ce jeune homme aurait pu facilement passer pour un mannequin, si elle se référait à son allure sportive et à ses manières. Maissa a dû être séduite au premier regard. Elle rendit son sourire à Lyès et alla prévenir sa sœur.
Cette dernière se montre enfin. Elle avait enfilé une robe d’intérieur assez ample pour cacher la petite rondeur de son ventre naissant et s’était légèrement maquillée.
La jeune femme se dit que sa sœur aussi n’était mal du tout dans ce décor. Elle et Lyès formeraient à coup sûr un très beau couple.
La jeune fille salua sa future famille et se met à verser le jus dans des verres avant de déposer les assiettes de gâteaux sur la table basse du salon.
Nacéra jette un regard furtif à Lyès et constate que ce dernier dévorait sa future femme des yeux. Elle lance alors d’une voix calme.
-Nous serions heureux d’accorder la main de Maissa à votre fils Lyès. Je crois qu’ils se connaissent déjà, nous n’aurions donc pas à les supplier de s’accepter mutuellement.
Elle rit.
- N’est-ce pas Lyès ?
Le jeune homme ne se fera pas prier pour répondre.
-Maissa étudie à l’université. Et j’y enseigne les mathématiques. J’ai toujours rêvé d’épouser une femme comme elle. Non seulement elle est douce et bien élevée, mais aussi très intelligente. Ma famille ne sera sûrement pas contre notre union. Je vous laisse donc le loisir de nous donner votre réponse dans les meilleurs délais qui soient.
La mère de Maissa qui avait gardé le silence jusque-là proteste.
-Ma fille est encore trop jeune pour se marier aussi rapidement. Elle doit d’abord terminer ses études. Je vous suggérerais plutôt d’officialiser les fiançailles, puis de patienter quelques années avant de célébrer le mariage.


(À suivre)
Y. H.


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