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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

32e partie

Résumé : Mehdi n’avait pas de monnaie non plus. Farida semble désolée de ne pouvoir payer le poisson livré la matinée. Mais il la rassure. Elle pouvait considérer l’affaire close. Comme elle insistait, il décide de la punir en l’invitant à déjeuner.

Elle sentit un tremblement de terre sous ses pieds. Elle n’était pas née de la dernière pluie, mais cet homme avait le don de la mettre dans tous ses états.
Elle avait déjà remarqué les regards enflammés qu’il lui lançait, mais n’aurait jamais cru qu’il allait lui proposer une sortie de sitôt. Cependant, loin de la choquer, cette invitation la laisse pantoise.
-Alors ? La punition vous
surprend ?
Elle revient sur terre.
-Je ne sais quoi penser. Je préfère laisser ma mère s’acquitter de sa dette. Je dois rentrer, il se fait tard. Bonsoir, Mehdi.
-Hé ! Attendez.
Il se met au travers de son chemin.
-Je ne plaisante pas, Farida. Loin de toute animosité, mon invitation est une manière comme une autre de faire plus ample connaissance. Nous sommes de la même génération, et pourrions devenir amis.
-Certes. C’est le cas. Mais je ne pourrais pas répondre à votre invitation. Je suis trop épuisée ce soir.
-Demain alors ?
-Non plus. Je travaille sans relâche toute la semaine, et j’ai à peine le temps de me reposer le week-end. Même mon fiancé, je ne le vois plus autant qu’avant.
Il ne répondit pas tout de suite, et elle remarque qu’il la détaillait sans vergogne.
-Je vous remercie pour le poisson.
Il l’interrompt.
-Vous êtes fiancée.
-Oui.
-Il travaille avec vous ?
-Non. Nous étions ensemble à l’université.
-Ah ! je vois. Un amour de
jeunesse.
-Oui. C’est ça.
-Moi, je n’ai pas connu d’amour de jeunesse. Je n’en ai pas eu le temps ni la chance.
-Cela viendra peut-être un jour.
Il secoue la tête.
-Peut-être.
Elle allait tourner les talons, mais il poursuit :
-Farida, mon invitation à dîner tient toujours. Si tu trouves un moment...
Elle s’éloigne de quelques pas.
-Je ne pense pas, Mehdi. Merci quand même.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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