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AUTRES / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

33e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Anissa ne tenait plus en place. À la perspective de rencontrer son mari, elle était dans tous ses états. Cet homme la terrorisait. Sa sœur tente de la rassurer. À ce moment, Mourad pénètre sans bruit dans la chambre. Ryma est confuse.

Elle sort et referme la porte derrière elle. Mourad tourne la clef dans la serrure, et Anissa se sent prise au piège. L’homme la contemple un moment. Il ôte sa veste et l’accroche à la patère derrière la porte, avant de venir s’asseoir près d’elle, puis prend un paquet de cigarettes et en allume une. Il rejettera un long nuage de fumée, avant de revenir vers Anissa.
-Tu vois que finalement tu es devenue mon épouse devant Dieu et les hommes.
Je t’avais dit que lorsque je m’engageais, je ne reculais jamais.
La jeune femme se sent au bord de l’évanouissement. Elle tente de réguler sa respiration et de maîtriser le tremblement de ses mains.
Mourad fumait d’un air distant, en lui jetant de temps à autre un regard en biais. Enfin, il écrasa son mégot dans un cendrier et prend une orange qu’il se met à éplucher.
-Tu veux manger quelque chose ?
Comme elle ne répondait pas, il lui met d’office la moitié de l’orange entre les mains.
-Tu devrais te nourrir. Ma mère m’a dit que tu avais refusé de dîner. Son couscous ne te plaisait pas ?
Anissa domine ses sens, pour répondre d’une voix calme.
-Je n’avais pas faim.
Il ébauche un sourire.
-Enfin, tu te décides à parler. Je pensais que ton mutisme allait durer encore longtemps.
Il s’approche d’elle et l’oblige à se lever et à se mettre devant lui. Puis après l’avoir détaillée, il lance :
-Ta nouvelle coupe de cheveux ne me plaît pas. Ils sont trop courts. Tu laisseras repousser tes cheveux. Et à compter de ce soir, je n’aimerais plus voir toutes ces couleurs sur ton visage. Tu n’as pas besoin de tous ces fards.
Comme elle ne disait rien, il
poursuit :
-Je présume que tu as pris un congé de ton entreprise.
-Oui. J’ai pris deux semaines de congé. Je dois reprendre le boulot vers la fin du mois.
-Tu ne reprendras jamais le chemin du boulot.
-Hein ? Tu veux dire que je dois abandonner mon travail ?
-Tu n’as pas besoin de travailler.
-Comment ?!
-Tu n’iras plus nulle part sans mon autorisation, Anissa. Les femmes qui travaillent ne sont pas dignes de confiance. J’en connais un bout. Je travaille dans une entreprise étatique, qui en emploie un bon nombre.
-Mais c’est insensé. Personne ne m’avait dit que je devrais quitter mon travail.
-Personne ? Qui donc est le mieux placé que moi pour te le dire ?
-Même lorsqu’on s’était rencontré tu ne m’avais pas...
-Chut ! Pas un mot de plus. La maison est plongée dans le silence. Tout le monde est couché. Si on commence à se quereller dès ce soir, on ne fera pas longue route ensemble.
-Je n’ai jamais accepté ce mariage, s’insurge Anissa.
Il tend sa main pour caresser son visage et elle recule d’un pas.
-Ne me touche pas.

(À  SUIVRE) Y. H.


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