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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

37e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : La journée commençait mal pour Anissa. Mourad voulait qu’elle s’occupe de sa grand-mère afin de soulager sa mère. Cette dernière refuse et tente de tenir tête à son fils, lorsqu’il lui apprendra qu’Anissa ne devrait plus sortir et encore moins se rendre à son boulot.

Sa mère fronce les sourcils.
-Pourquoi ? Tu voulais épouser une femme active qui devra t’épauler dans la gestion de la maison et plus tard dans tes projets. Pourquoi ce
revirement ?
-Parce que je l’ai décidé.
Il jette un coup d’œil à son épouse, qui affichait un air dépité.
-Elle est trop belle pour s’exposer aux yeux des autres. Ma femme, je la garde pour moi. Et je dois la protéger. Compris ?
Sa mère prend le bol de lait dans lequel elle venait de rajouter quelques bouts de pain, et lance sur le seuil de la
cuisine.
-Mon fils, cette fois-ci, tu fais vraiment fausse route.
Anissa se retrouve seule et affronte son mari.
-Tu ne connais encore rien de moi, Mourad. Je pourrais te quitter et rentrer chez mes parents plus tôt que tu ne le penses. Tu n’as pas le droit de me réprimer et d’imposer ta dictature à une femme qui a toujours été libre dans toutes ses prérogatives.
-Assez !
Mourad venait de se lever en tapant du poing sur la table. Il renverse sa tasse de café et donne un coup de pied dans le tabouret qu’il envoie à l’autre bout de la cuisine.
-Ce n’est pas à toi de me montrer ce que je dois faire. Aucune femme ne pourra me faire plier ou s’imposer à moi. Je suis taillé dans un bois dur. Nous sommes une famille conservatrice, et tes parents le savaient.
-Mais moi je ne savais rien.
-Eh bien, maintenant tu le sais.
Il jette un coup d’œil à sa montre.
-Je suis déjà en retard pour le boulot. Tu m’as fais perdre un temps précieux par tes sarcasmes. À mon retour ce soir, je rectifierai le tir. Tu ne perds rien pour attendre, Anissa.
Il brandit son poing d’un air menaçant avant de quitter les lieux. Le jeune femme entendit la porte d’entrée se refermer à grand fracas.
Elle se laisse tomber sur son tabouret et se prend la tête entre les mains. Que pourra-t-elle donc faire pour échapper aux griffes de ce malade ?
Elle regarde le café qui s’était répandu sur la table et se lève pour l’éponger. Sa belle-mère revient avec le bol vide et devine au premier coup d’œil ce qui s’était passé. Elle s’approche de sa belle-fille et lui tapote l’épaule.
-Ne t’en fais pas, Anissa. Mourad s’emporte facilement, mais il n’a pas mauvais cœur.
La jeune femme laisse tomber deux grosses larmes sur ses joues.
-Pourquoi m’accueille-t-il de la sorte dans sa famille ? Je ne voulais pas l’épouser.
La vieille femme fronce les sourcils.
-Tu as déjà rencontré Mourad ?
-Oui. Il était venu m’attendre à la sortie de mon boulot. Il voulait me rencontrer et s’était montré on ne peut plus insolent avec une femme qu’il ne connaissait même pas.
-Vous étiez déjà fiancés et...
-Oui. Mais lorsque vous êtes venus demander ma main, j’aurais aimé qu’il soit avec vous. Et tu m’avais toi-même dit qu’il ne voulait pas m’intimider. Une manière qui cachait bien des choses en somme.

(À  SUIVRE) Y. H.


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