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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

38e partie

Résumé : Offusquée par la réponse de son fiancé, Farida reconnaissait tout de même qu’elle était la première fautive dans ce qui arrivait. Elle termine hâtivement son boulot et reprend son véhicule pour rentrer. Un orage venait d’éclater.

 

La circulation était dense, et elle eut un mal fou à se frayer un passage à travers le rideau de pluie qui se dressait devant ses phares. Enfin, elle arrive au quartier et pousse un long soupir de soulagement. Des trombes d’eau tombaient du ciel. Elle n’avait même pas son parapluie. Dire qu’elle s’était rendue chez la coiffeuse ! Elle patiente encore un moment, puis voyant que la pluie ne s’arrêtait pas, elle prend son cartable et descend de son véhicule en tentant de se protéger de son mieux. Soudain, quelqu’un ouvre un parapluie devant elle et s’approche pour l’abriter.
-Il faut suivre la météo régulièrement afin d’éviter ces mauvaises surprises climatiques.
La voix de Mehdi venait de s’élever. Sans savoir pourquoi, elle ne trouva pas d’objection à ce qu’il l’accompagne jusqu’au portail de son immeuble en la protégeant avec son parapluie. Mais comment faisait-il donc pour être là au moment où elle s’y attendait le moins ?
-J’étais dans les parages, et je vous ai vu arriver. Comme ce matin il faisait beau, vous n’avez pas dû prendre votre parapluie. Lorsque je vous ai vue brandir votre cartable en bouclier devant vous, j’en avais eu la certitude. Alors, je me suis approché.
-C’est gentil à vous.
-Tout le plaisir est pour moi,
Farida.
Soudain, un éclair l’éblouit, puis le tonnerre éclate. La jeune femme se jette contre l’homme en mettant une main devant ses yeux. Il met son bras autour de ses épaules.
-Ne craignez rien. Je suis là.
Prenant soudain conscience de la situation, Farida se dégage de son étreinte.
-Je suis désolée. J’ai toujours eu une peur bleue du tonnerre.
-Vous n’êtes pas la seule. Je connais beaucoup de gens qui appréhendent les orages.
Ils étaient arrivés. Elle s’empresse d’ouvrir le portail de l’immeuble et de s’y engouffrer, avant de se retourner.
-Merci, Mehdi. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans votre aide.
-Eh bien, vous auriez pris une bonne douche. Cela aurait abîmé votre jolie coiffure.
-Ah ! vous avez remarqué ma nouvelle coiffure ?
-Bien sûr. Elle vous va à ravir.
Elle sourit.
-Merci. Ce n’était pas l’avis de mon fiancé.
-Alors il n’a pas de goût, ou il ne connaît rien aux femmes.
Elle rit.
-Et toi, que connais-tu donc des femmes, Mehdi ?
Sans s’en rendre compte, elle l’avait tutoyé, et cela sembla lui plaire. Il sourit et lance :
-Je connais ce que je dois connaître.
-Comme ?


(À  SUIVRE)
Y. H.


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