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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

44e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Mehdi dévoile à la jeune femme qu’il menait une vie infernale. Son mariage battait de l’aile, mais il ne pouvait rien faire, étant donné que son épouse était sa propre cousine. C’est vraiment terrible d’affronter quotidiennement une telle responsabilité.

On venait de les servir. Farida prend sa fourchette et pique dans le plat qu’elle avait commandé, une spécialité de l’Est, qu’elle appréciait beaucoup et qu’elle trouve
exquise.
-Cela fait longtemps que je n’ai pas goûté un tel mets.
-Alors, profites-en.
Ils dînèrent en échangeant quelques banalités. Arrivés au dessert, Farida demande :
-Et Dalila, tu la fais sortir de temps à autre ?
-Oui, mais on n’a pas les mêmes goûts. Elle me reproche plutôt de gaspiller mon argent dans les lieux publics. Pour elle, restaurant, salon de thé, cinéma ou autres distractions sont des choses à bannir de son quotidien.
-Et où vont ses préférences ?
-À la fenêtre de sa chambre qu’elle ne quitte pas de la matinée pour épier le voisinage et échanger les nouvelles du quartier avec ses semblables.
-Et qui s’occupe donc du ménage et de la cuisine ?
-Ma pauvre mère.
-Non !
-Mais si.
-Et tu ne trouves aucun moyen pour rappeler ta femme à l’ordre ?
-Si. Mais cela vire toujours à des scènes de violence et d’échange de mots acerbes. Ma mère se met alors à pleurer et à me supplier de me calmer.
Farida termine d’éplucher son orange.
-J’imagine un peu le calvaire qu’elle subit, la pauvre femme.
-Alors, tu vois que je n’ai pas tort de m’esquiver de temps à autre.
-Toujours avec des femmes jeunes et jolies bien sûr.
-Mais non. Tu n’y es pas. Certes, je rencontre des femmes jeunes et jolies, mais je n’ai jamais osé m’aventurer.
-Ah !
Elle ébauche un sourire.
-Cela me rassure.
-Je t’assure que c’est la réalité.
-Et pourtant, l’autre soir, tu prétendais en connaître assez sur les femmes.
-Non. Je disais que je connaissais d’elles ce qu’il fallait connaître.
-Et que connais-tu donc ?
Il sourit.
-Les femmes sont faites pour être belles et plaire. Elles sont dotées d’un instinct maternel, qui fait d’elles les pionnières de l’humanité. J’admire leur courage et leur abnégation. Et lorsqu’elles sont instruites et cultivées, elles sont encore plus belles et plus attirantes.
-Ah ! Et bien sûr, tu me diras que ce n’est pas le cas de ton épouse.
-Pas du tout, malheureusement.
-Peut-être qu’elle changera avec la maternité.
Il secoue la tête.
-Nous ne pourrons jamais avoir d’enfants. Elle souffre d’une malformation congénitale, et les médecins sont sceptiques à ce sujet.
-Alors, n’est-ce pas une bonne raison pour refaire ta vie ?

(À  SUIVRE) Y. H.


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