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A la une / Récit de Yasmina Hanane

Un cœur brisé

44e partie

Résumé : Elle avait pu enfin lâcher le morceau. Mais comme elle s’y attendait, Athmane refuse catégoriquement que sa fille soit élevée par un étranger, alors que son père est en vie. Halima lui confirmera qu’elle n’avait pas encore dit son dernier mot.

 

Offusqué, Athmane garde le silence quelques secondes.
-Fais ce que tu veux. Ton égoïsme me bouleverse. Je ne te savais pas aussi inconsciente.
-Je ne suis pas égoïste. Je pense à mon avenir. Lorsque mes parents ne seront plus là, je me retrouverai seule et livrée à moi-même.
Il soupire.
-Je crois que tu n’as encore rien appris de la vie.
Il secoue la tête.
-Il faut savoir une chose Halima. Nous ne sommes pas les artisans de notre destinée. Néanmoins, nous pouvons toujours prévoir notre avenir en démarrant sur des bases solides.
-C’est ce que nous avions pensé en nous mariant.
-Exact. Et cela a très bien marché entre nous, jusqu’à ce que cette idée baroque de sortir travailler est venue tout gâcher.
Elle redresse le menton.
-Oui. Je voulais travailler, avoir ma liberté et m’affirmer. Mais tu t’y es opposé. Tu voulais être le coq à la maison, et gérer ma vie sans m’en laisser le moindre choix.
-Ce n’est pas vrai !
-Mais si !
-Halima ne sois pas aussi intraitable dans tes propos. Nous sommes tous les deux fautifs dans cette situation.
Il se gratte la tête.
-Il est vrai que moi aussi j’ai été un peu fruste. Nous aurions dû nous séparer quelque temps, et réfléchir à une meilleure solution. Mais vlan, tu es partie chez tes parents et tu as demandé le divorce.
-Et bien entendu, tous les torts sont de mon côté.
-Non. Je te rappelle que nous sommes tous les deux fautifs dans ce qui nous arrive.
Il ouvre ses mains dans un geste d’impuissance.
-Et le fait que tu veux refaire ta vie avec un autre me confirme dans mes doutes.
-Quels doutes ?, demande-t-elle en fronçant les sourcils.
Il soupire encore.
-Que tu ne m’as jamais aimé,
Halima.
-Non. Ce n’est pas vrai.
-Alors ? Explique-moi tout ce marasme que tu sèmes autour de toi.
-Je n’ai encore rien fait. Je ne voulais rien entreprendre sans t’en parler. Sabrina est aussi ma fille, et je ne veux pas badiner avec son avenir.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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