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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

45e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Mehdi dévoile à Farida qu’il était loin d’avoir épousé la femme de ses rêves, mais qu’il devait supporter Dalila, car elle était sa propre cousine. Elle souffrait aussi d’une malformation qui l’empêchait de procréer. N’est-ce pas une raison pour refaire sa vie ?

Il soupire.
- Hélas non ! Ma femme est la propre nièce de ma mère et ma mère, bien entendu, n’acceptera jamais de s’en séparer. Malgré la vie dure qu’elle lui fait mener du matin au soir, Dalila demeure, pour elle, cette fille qu’elle n’avait jamais eue.
-Ah ! tu n’as donc pas de sœurs ?
-Non. Nous ne sommes que deux garçons dans la famille. Charaf, mon cadet, fait des études à l’étranger.
-C’est une bonne chose, mais comment fait-il pour payer ses études?
-Il trime très dur et accepte tous les boulots qui lui tombent sous la main : plongeur dans les restaurants, laveur de véhicules, agent d’entretien, etc. Il est très doué dans ses études et ne pense pas lâcher avant d’avoir décroché de bons diplômes.
-C’est quelqu’un de bien ambitieux.
-Moi aussi je l’étais, mais le temps a joué contre moi. Depuis le décès de mon père, j’ai dû reprendre la poissonnerie et délaisser mes études.
-Mais tu as suivi tout de même ces formations dans le tourisme et autres.
-Oui. Je ne me plains pas, mais j’aurais aimé suivre un processus scolaire normal.
-On ne peut pas choisir son destin. La vie avait tranché pour toi…
-C’est ça.
-J’admire ton courage Mehdi.
Il hausse les épaules :
-Si tu appelles ça du courage.
-Bien sûr. Tu es courageux et ambitieux. Avec la vie que tu mènes auprès de ta famille, tu as trouvé le moyen de faire ces formations. Qui sait  ? Peut-être que plus tard, tu pourras te lancer dans le tourisme ou l’hôtellerie…
Il eut un petit rire :
-Il ne faut pas trop rêver. De nos jours, pour pouvoir se lancer à son propre compte, il faut déjà cumuler un capital assez conséquent. Ce n’est pas le cas pour moi. Autrement dit, je ne pourrais jamais réaliser de tels projets.
-Il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Qu’en sais-tu ? Cette poissonnerie doit te rapporter assez pour vivre, sinon à l’aise, du moins à l’abri du besoin…
-Grâce à Dieu je suis à l’abri du besoin, mais pas assez pour réaliser mes ambitions.
-Seul le temps pourra trancher là-dessus, Mehdi.

(À  SUIVRE) Y. H.


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