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Autres / Récit de Yasmina Hanane

L'Algéroise

45e partie

Résumé : La guerre faisait rage. Des familles entières sont malmenées. Des femmes sont interrogées, et des hommes partaient tous les jours combattre l’ennemi sur un front de guerre que nourrissait la flamme de la révolution.

 

Des jeunes et moins jeunes, révoltés contre les répliques ennemies pour une cause juste et légitime, s’en allèrent l’un après l’autre rejoindre ces rives lointaines que nourrissait le feu des tirs et des bombardements.    

Restées seules, les femmes tentaient de survivre au quotidien. Quelques-unes faisaient de la couture, d’autres vendaient leurs bijoux, d’autres encore travaillaient comme bonne à tout faire chez les colons.
C’était la loi du talion !
Un jour, au crépuscule, deux hommes en haillons firent irruption dans la grande cour. Quelques femmes s’enfuirent en poussant des cris, mais d’autres comprirent vite qu’il s’agissait de “leurs frères” combattants, et n’hésitèrent point à les accueillir.
Si Tayeb qui faisait sa prière se releva promptement et accourut au-devant des deux jeunes moudjahidine qui semblaient épuisés et affamés.
L’un d’eux avait l’œil tuméfié, et l’autre boitait légèrement.
-Soyez les bienvenus mes enfants… Venez, suivez-moi.
Il les précéda sous les escaliers et demanda à Fettouma du linge propre et un dîner.     
Les deux hommes se lavèrent et se changèrent avant de s’attabler devant un bon repas. Rassasiés enfin, ils remercièrent Si Tayeb pour son hospitalité.
Le vieil homme leur tendit à chacun une cigarette et attendit que l’un d’eux daigne enfin engager une conversation.
“Elhamdoullilah, nous sommes tombés sur des gens généreux et accueillants”, lance le plus âgé…
-Je suis Si Tayeb… Le propriétaire de cette maison… Mes portes vous seront toujours grandes ouvertes.
-Que Dieu vous accorde une longue vie, Elhadj. Voyez-vous, nous nous sommes évadés lors de notre évacuation de la prison D. à  la prison de S...
-Comment avez-vous pu échapper à la vigilance ennemie ?
-Avec l’aide de Dieu ! Nous espérons d’ailleurs remonter au maquis le plus tôt possible.
Le deuxième homme lance de son côté :
-Nous avons besoin d’aide. J’ai une entorse qui ne me permet pas de courir, et je pense que nous devrions songer à quitter la ville au plus vite. Je suis sûr qu’on est déjà à nos trousses, et je n’aimerais point que vous ayez des ennuis à cause de nous.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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