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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le voyou

46e partie

Résumé : Farid est pris au dépourvu par la proposition de Lamia. Il fait rapidement ses calculs. Le studio pourra servir de bureau. Elle n’y verra que du feu. Pourtant, elle lui propose d’engager une secrétaire.

 

Elle hoche la tête.
- Je vois. Mais maintenant qu’on va s’associer, on pourra dénicher une secrétaire.
- Pourquoi ne viendrais-tu pas toi-même, Lamia ? Tu te proposes de gérer ma comptabilité et mes correspondances. Tu n’auras donc qu’à t’occuper des autres menues tâches qui restent, comme l’enregistrement et le classement des dossiers. Tu sais bien qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Elle acquiesce.
-Oui. Pourquoi pas ! Mais pas dans l’immédiat.
-Pas dans l’immédiat ?
-Non. Je ne me sens pas encore d’aplomb pour entamer un tel travail. Cependant, pour la comptabilité et les correspondances, je pourrais travailler chez moi.
-À ta guise, ma chère associée.
Elle termine de boire son jus et reprend :
-Dès demain, je te ferai un premier versement.
Farid passe une langue humide sur ses lèvres.
-Aussi vite, Lamia !
-Pourquoi attendre ? J’ai de l’argent, et toi, tu as des dettes. Nous sommes associés dès cet instant, et je prends le taureau par les cornes pour foncer et relever le défi. Je sais que quand on veut on peut. Fais donc quelque chose, Farid. Redresse ton affaire et reprend à zéro, ne baisse pas les bras.
Farid sourit.
-Tu es formidable, Lamia.
-Mais non, je ne suis rien du tout. Je veux seulement qu’on soit amis et associés, et de ce fait, pour éviter tout quiproquo entre nous, il faut mettre le tout noir sur blanc. Voilà.
Farid baisse le yeux et lance d’une petite voix :
- Oui, bien sûr, nous irons voir un homme de loi dès que possible. Ainsi, tu pourras prétendre à tes parts et moi aux miennes sans aucun désagrément.
-Il faut surtout que la confiance règne entre nous.
-Tu viens de m’en donner un bel exemple.
-Je tenais à ce que tu saches que je veux réapprendre à vivre. Donc il faut que je me trace un but dans la vie, comme on me l’a toujours conseillé.
Farid lui prend la main et la serre très fort dans la sienne.
-Oui, ma chérie. Oh ! tu ne peux pas savoir combien tout cela me touche. Moi qui me voyais déjà ruiné. J’étais sur le point de déclarer faillite. Tu es un ange que le bon Dieu m’envoie à temps.
-Arrête, cela suffit ! J’ai reçu assez d’éloges pour aujourd’hui​.
Il sourit.
-Non, pas encore assez. Tu en recevras beaucoup d’autres plus tard.
Ils se promenèrent le reste de l’après-midi sur la plage, puis revinrent en ville.
Farid dépose Lamia chez elle, avant de faire un détour par son studio.
Au bas de l’immeuble, il rencontre son jeune locataire qui l’attendait.
-Alors mon ami, la journée a été bonne ?
Le jeune homme hoche la tête et ébauche un sourire timide.
-Nous nous sommes disputés.
- Oh ! je suis désolé. Après tous ces sacrifices !
-Elle me trouve trop arrogant.
-C’est tout ?
-Mais cela a suffi pour déclencher un malentendu.
-J’espère que vous n’avez pas ameuté tout le quartier.
-Non. Elle n’est pas restée longtemps. À peine un quart d’heure.
- Oh ! mais tu me fais sincèrement de la peine, mon vieux !


(À suivre)
Y. H.


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