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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le mendiant de l’amour

48e partie

Résumé : Youcef est heureux de retrouver son amie. Il lui avoue son inquiétude lorsqu’il avait compris qu’elle n’était pas chez elle, avant de se rappeler de l’ancienne maison de ses parents. Comment vivait-elle depuis son divorce ?

 

Elle soupire.
- Je fais des travaux de saisie pour une agence. Le salaire n’est pas motivant, mais j’arrive à subvenir à mes besoins. Je peux m’estimer heureuse d’avoir encore un toit. Dans le cas contraire, Dieu seul sait ce que je serais devenue.
- Pourquoi ne m’as-tu pas appelé ?
- J’ai voulu le faire à maintes reprises, mais tu n’avais plus donné signe de vie, alors j’ai hésité, puis j’ai laissé tomber. J’ai appris par la presse que tu avais gagné tes procès et que tu étais arrivé au bout de tes peines. J’étais rassurée sur ton compte et cela me suffisait pleinement.
- Petite folle ! Et moi donc, de quoi ai-je l’air maintenant ? Je t’ai abandonnée au moment où tu avais le plus besoin de moi.
Elle esquisse un sourire.
- Tu ne m’as pas abandonnée, puisque tu as fini par chercher après moi et par me retrouver.
- Après combien de temps et combien de souffrances !
- Tout cela ne compte plus, Youcef. L’essentiel est que tu sois là aujourd’hui.
Un silence plane un moment entre eux. Le jeune homme finira par demander d’une voix où résonnait tout son amour.
- Linda, veux-tu devenir ma femme devant Dieu et Ses hommes ?
Elle lui jette un regard où se lisait tout son désarroi, puis se lève et s’éloigne de lui, pour aller s’asseoir sur un autre banc. Surpris, il se lève à son tour et la rejoint.
- Pourquoi t’éloignes-tu de moi ?
- J’ai peur, murmure-t-elle.
- De quoi as-tu donc peur, Linda ?
Elle soupire et se met à jouer nerveusement avec la bride de son sac à main.
- J’ai peur de toi, Youcef.
Il relève sa tête et la regarde.
- Tu as peur de moi !
- Oui, Youcef, tu me fais peur. Tu es tellement beau, tellement brave, et puis mon premier échec conjugal me laisse un terrible goût d’amertume dont je n’arrive pas encore à me défaire. J’ai trop souffert pour tenter de recommencer de sitôt.
Youcef lui prend la main et la serre dans la sienne.
- Ma chérie, ma pauvre chérie ! Je te comprends fort bien. Tu es passée par une expérience intolérable, mais il faut que tu saches une chose : tous les hommes ne se valent pas. Je suis Youcef, je ne suis pas ton ex-mari, je ne suis ni un coureur de jupons ni un homme volage, et je fais serment devant Dieu d’être cet homme qui te mérites et qui tentera par tous les moyens de te rendre heureuse afin de te faire oublier tes malheurs.
Il sourit avant de poursuivre :
- Tu es venue à mon aide alors que j’étais un mendiant assis sur ce banc. C’est ce même mendiant, Linda, qui vient aujourd’hui te demander de réchauffer son cœur solitaire.


(À suivre)
Y. H.


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