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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

48e partie

Résumé : Merouane tente encore de raisonner la jeune femme. Leurs rapports étaient tendus, et cette dernière ne se prive pas de le sermonner. Pour changer, il l’invite à déjeuner. Elle refuse, arguant du fait qu’elle était débordée de travail.

 

Il soupire :
-Si je comprends bien, tu n’as pas encore décoléré.
-Non. Et je ne pense pas le faire de sitôt.
Puis sans lui laisser le temps de répliquer, elle poursuit :
-Je dois te laisser Merouane…
Elle raccroche, et se remet à son travail. Elle saute le déjeuner et se concentre sur ses tâches, jusqu’au milieu de l’après-midi. Les gargouillements de son estomac la poussèrent à se lever pour aller prendre un goûter.
Elle traverse la rue et se rend dans une cafétéria, située non loin de son entreprise, où elle rencontre quelques collègues, qui tout comme elle, faisaient une pause.
Une petit discussion s’engage entre eux. Son café terminé, elle revient dans son bureau où l’attendait une pile de courrier à traiter. Cependant, l’engouement de la matinée avait disparu. Elle repense à Merouane, et s’en veut un peu de l’avoir brutalisé.
Elle devrait le rappeler dans la soirée pour s’en excuser. Après tout, ils étaient fiancés et les quelques heurts auxquels ils faisaient face, ces derniers temps, ne devraient pas perturber leur relation… Puis ses idées bifurquèrent vers Mehdi.
Elle regrette de ne pas lui avoir demandé son numéro de téléphone, ni lui avoir laissé le sien. Ils étaient tout de même amis !
La journée tirait à sa fin… Elle se lève et classe ses dossiers, avant de penser à rentrer.
Va-t-elle préparer le dîner ou manger un sandwich sur le pouce  ? Elle choisit cette dernière option. Depuis qu’elle se retrouvait seule, elle n’avait vraiment pas d’appétit.
Une fois arrivée dans son quartier, elle décide d’aller s’acheter quelques fruits. Le marché du quartier ne fermait que tardivement, et elle eut tout loisir de s’approvisionner.
Ses sachets au bout de son bras, elle s’apprêtait à rebrousser chemin, lorsqu’une voix l’interpelle :
-Farida, Farida…
Elle se retourne et reconnaît Mehdi..Un peu essoufflé, ce dernier ébauche un sourire, mais elle remarque qu’il avait l’air préoccupé.
-Mehdi…, quelque chose ne va pas ?
Il déglutit :
-J’ai remué ciel et terre pour te retrouver, en vain, et je n’ai même pas ton numéro de téléphone pour t’appeler.
-Effectivement, nous aurions pu échanger nos numéros respectifs.
Il reprend son souffle :
-Ma camionnette est en panne. Je voulais te demander, si tu pouvais me prêter ton véhicule.
Comme elle fronçait les sourcils en lui jetant un regard interrogateur, il poursuit :
-Juste pour ce soir. Ma mère est souffrante, et je dois l’accompagner à l’hôpital.
-Oh ! je suis vraiment désolée.
Elle fouille dans son sac, prend les clefs et les lui tendit :
-Mon véhicule est au parking.
-Merci. Je vais le remettre au même endroit à mon retour.
-J’espère que tout ira bien pour ta mère, Mehdi
-Moi aussi je l’espère.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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