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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

49e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Tahar ne réapparut pas de la journée. Après sa journée au bureau, Kahina rentre chez elle sans avoir de ses nouvelles. Mustapha ne la rejoindra que bien plus tard. Il venait d’avoir un accident et d’échapper miraculeusement à la mort.

Il se remet à rire.
-Peut-être bien que j’en suis un. Dans quelques minutes, le téléphone va sonner et on te dira que je suis mort.
Je me dégage de ses bras.
-Tu veux que je fasse une syncope ?
Il rit encore.
-Bien sûr que non, ma chérie. Je plaisantais. J’avais eu tellement peur de quitter ce monde sans vous revoir, toi et Rym. Désolé si je t’ai offusquée. Je n’ai pas tous mes sens ce soir.
Il s’enferme dans la salle de bain, et je l’entendis chantonner. Mon mari cherchait à dominer ses émotions. Un bon bain le remettra d’aplomb.
Après une telle soirée, je ne pus fermer l’œil. Lui aussi d’ailleurs. Je me redresse dans mon lit et allume la veilleuse.
-Je n’arrive pas à trouver le sommeil.
-Moi non plus.
-Alors cessons de faire semblant de dormir.
Il se redresse à son tour.
-Je ne tente même pas de fermer les yeux. Après ce que je viens de vivre, les cauchemars vont sûrement m’assaillir.
Je rabats la couette et me lève.
-Allons dans la cuisine, je vais préparer du café.
La nuit était fraîche, mais je ne voulais pas augmenter la température du chauffage. Aussi perturbée que je l’étais, je sentais des bouffées de chaleur remonter le long de mon corps et m’étouffer. Je mets la cafetière sur le feu.
Mustapha prend deux tasses dans le placard et s’installe devant la table. Il avait mauvaise mine. Je passe la main sur sa joue où un hématome s’était formé.
-Tu as mal ?
-Un peu.
Je l’embrasse.
-Et comme ça ?
-Beaucoup moins.
Je ris, et il me serre contre lui.
-Ma chérie, la première personne à laquelle j’ai pensé en perdant le contrôle de mon véhicule, c’était toi.
Je me mords les lèvres.
-Ah ! C’est vrai ?
Il me caresse les cheveux.
-Dire que je suis parti le matin sans même t’embrasser.
Je me dégage de son étreinte pour courir vers ma cafetière qui débordait. La cuisinière était inondée de café.
-Ah zut !
Mon mari se lève et prend une éponge.
-Laisse ! Je vais nettoyer.
-Mais non, je...
-Laisse ! Kahina.

(À suivre) Y. H.


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