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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

49e partie

Résumé : Alors qu’elle faisait ses courses au quartier, la jeune femme s’entendit interpellée... Mehdi lui apprendra que sa mère était souffrante et qu’il aurait besoin de son véhicule pour l’emmener à l’hôpital, car sa camionnette était en panne.

 

Il s’éloigne en lui faisant un signe de la main. Elle le suit un moment des yeux, puis rentre chez elle. La nuit était bien avancée, lorsqu’elle entendit sonner à la porte. Elle ouvre et Mehdi lui remet ses clefs :
-Merci Farida… Sans ton aide, ma mère aurait sûrement trépassé.
-C’était grave ?
-Une crise d’appendicite. Elle vient d’être opérée.
-Et comment va-t-elle maintenant ?
-Elle vient à peine d’émerger de l’anesthésie.
Les médecins sont optimistes. Ils disent que le danger est
écarté.
-Elle a sûrement frôlé une péritonite.
-Je pense que c’est ça.
Il met ses mains sur son visage :
-Oh ! Mon Dieu, j’ai cru que j’allais devenir fou. Et il fallait que la camionnette soit chez le mécanicien aujourd’hui.
-C’est toujours ainsi quand il y a une urgence.
Il ne répond pas et elle remarque qu’il était exténué :
-Entre. Je vais te préparer un thé. Savait-elle au moins ce qu’elle faisait ?
Mehdi secoue sa tête :
-Non, je n’aimerais pas te déranger davantage. Merci pour tout Farida.
-N’hésite pas à faire appel à moi en cas de besoin. Heu... tiens note mon numéro de téléphone. Il prend son portable, et note le numéro dicté avant de l’enregistrer puis il appuie sur le bouton d’appel.
-Voilà, toi aussi, tu as mon numéro Farida. Merci encore pour tout, à demain.
Il s’esquive, et elle referme la porte derrière lui.
Deux jours passent. Elle avait appelé Mehdi plusieurs fois, et ce dernier lui sembla plus rassuré sur l’état de sa mère.
Le week-end approchait. Farida se rendit enfin compte qu’elle n’avait pas rappelé son fiancé. Merouane, non plus, ne l’avait pas fait, ce qui sous-entendait qu’il lui en voulait encore.
Sans se formaliser davantage, elle le contacte mais la sonnerie retentira plusieurs fois, sans réponse.
Elle hausse alors les épaules : “Tu veux faire la tête Merouane, eh bien qu’ainsi soit-il.”
Elle ne comprenait cependant pas pourquoi elle avait mis tout ce temps pour le rappeler. C’était Mehdi qui avait occupé son esprit ces derniers temps. Cette pensée l’effraya, Mehdi était marié ! Et elle-même fiancée ! Et puis, ils étaient tout juste voisins et amis.
Elle tente de se concentrer sur son travail, mais sans trop d’entrain.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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