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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

4e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Après une longue journée au boulot, Farida accompagne son fiancé dans un restaurant. Ensemble, ils évoquèrent le bon vieux temps. Le temps où ils étaient étudiants, insouciants, et avides de croquer la vie à pleines dents avant de se stabiliser.

Il acquiesce :
-Et ce n’était pas une mince affaire pour nous deux. Tu avais accepté de faire un tas de boulots avant de te faire recruter dans cette entreprise qui a tout de même reconnu tes compétences.
-Et toi, tu as travaillé dans toutes les boîtes de communication, avant de pouvoir t’installer à ton compte.
-Exact.
Il prend le menu, qu’un maître d’hôtel venait de déposer devant eux, et se met à l’éplucher avant d’opter pour une soupe, et une entrecôte garnie. Sans plus attendra, Farida demandera la même chose. Merouane lui fait un clin d’œil :
-Tu vois que sans moi tu es perdue.
-Peut-être… C’est d’ailleurs pour cela que j’ai consenti à devenir ton épouse.
Il prend une lente inspiration :
-Pas encore.
Il lui prend la main :
-Pourquoi me fais-tu languir autant Farida ?
Elle retire sa main :
-On dit que quand un homme aime une femme, il est prêt à tous les sacrifices.
-Et quand une femme aime un homme ?
Elle lui fait un clin d’œil :
-Elle le fait languir.
Il soupire :
-Je vais devoir donc prendre mon mal en patience.
-Auras-tu d’autres choix ?
-Non, je l’avoue.
On vint les servir, et ils dînèrent en discutant de choses et d’autres. La soirée était bien avancée lorsque Mérouane déposera sa jeune fiancée devant son immeuble.
Un coup d’œil au balcon lui confirmera que sa belle-mère faisait le guet. Comme toutes les mamans, soucieuses de la réputation de leurs filles, cette dernière ne pouvait trouver le sommeil, sans s’assurer que Farida était bien rentrée.
Quelques jours passent. Prise dans l’engrenage de son boulot et de ses réunions devenues quotidiennes, la jeune femme trouvait à peine le temps de souffler.
Elle s’était inscrite à une salle d’aérobic, mais ne pouvait profiter pleinement des séances proposée deux fois par semaine.
Elle  avait pourtant besoin de se relaxer et de vider son esprit. Elle aimait aussi peindre ou lire à ses moment creux, mais comme elle n’était plus maîtresse de son temps, elle avait relégué ses deux passions aux calendes grecques.

(À  SUIVRE) Y. H.


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