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Autres / Récit de Yasmina Hanane

L'Algéroise

4e partie

Résumé : Fettouma passe la moitié de la nuit à penser à Mahmoud qu’elle n’avait jamais imaginé que comme un grand frère. Mais en fin de compte, le jeune homme lui plaisait. Il valait mieux lui qu’un autre homme qu’elle ne connaissait pas.

 

Fettouma se frotte les yeux :
-Je n’ai pu trouver le sommeil qu’aux petites heures du matin.
Sa mère sourit :
-Tu pensais à Mahmoud, je présume ?
Elle ébauche un sourire :
-Oui… La chose me paraissait tellement, tellement insensée !

Lla Z’hor se met à rire :
-Tu n’imaginais pas qu’un jour tu allais me quitter comme tes sœurs pour t’installer chez toi n’est-ce pas ?
-Te quitter ?
-Oui, bien sûr Fettouma. Oh ! ma chérie, mon bébé…
Elle la prend dans ses bras, et s’essuie furtivement les yeux.
-Mais je ne te quitterais pas maman, puisque je vais tout simplement habiter au rez-de-chaussée.
Sa mère renifle avant de répondre :
-Oui je sais. Mais tu ne seras plus ma petite Fettouma chérie qui met de la joie dans ma maison. Tu appartiendras désormais à ton mari et à ta belle-famille. Oh ! quand je pense à Lla Kheira !
Lla Kheira était la mère de Mahmoud. Opulente, imposante, insolente et la langue pendue à souhait à longueur de journée.
-C’est une femme qui ne mâche pas ses mots, certes, mais au fond, elle n’est pas aussi mauvaise que ça.
Fettouma avait compris que sa mère ne pensait pas un mot de ce qu’elle disait. La dernière réplique n’avait pour effet que celui de la rassurer.
Elle hausse les épaules :
-Tant pis, les dés sont jetés… Mon destin a été ficelé et déjà mis en route… Que puis-je faire d’autre que m’incliner devant la volonté de mon père.
Lla Z’hor sourit :
-Tu es sage ma fille. Et je suis fière de toi. À compter d’aujourd’hui, tu n’iras plus ni chez les voisines ni ailleurs. Lla Kheira a les yeux partout, et pourrait relever certaines indélicatesses. Je n’aimerais pas qu’on chuchote dans ton dos ma fille. Dès cette minute, tu seras occupée à plein temps. Je vais te confier des tâches assez complexes qui te serviront plus tard dans ta future vie conjugale. Pour commencer, je vais t’aider à préparer ton trousseau et à coudre tes tenues.
Fettouma lève les yeux au ciel :
-Tu veux déjà me cloîtrer !
-Te cloîtrer ? Non… Bien sûr que non… Je veux juste que tu saches que les jeux et les rigolades, c’est déjà fini pour toi. Désormais tu devrais penser à ta future vie de femme et de mère.
La jeune fille  hoche la tête :
-Tu m’a tellement ressassé cette phrase que j’ai fini par croire, qu’une fille doit dès sa naissance enterrer son enfance et passer directement à sa vie de femme…  Ah ! maman, comme tu es dure dans ton raisonnement !
-Je ne suis pas dure. Je ne fais que suivre l’évolution de nos mœurs. Aller Fettouma, viens m’aider à préparer le déjeuner, nous reparlerons, ce soir, de l’officialisation de ton mariage et des fiançailles.
-C’est pour quand donc tout ça ?

(À  SUIVRE)
Y. H.


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