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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le voyou

52e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Après son passage à la banque, Farid revient à la maison et sombre dans un profond sommeil. Karima le réveille à son retour d’école. Il lui remettra alors les documents bancaires.

Karima se lève et range les deux documents dans un tiroir de la commode, avant de revenir vers son mari.
- Je n’ai rien oublié Farid. Surtout que tu m’as rendu la vie infernale ces dernières années.
Il prend un air courroucé.
- Si tu trouves que je t’ai rendu la vie infernale, c’est parce que tes parents l’ont voulu. C’est plutôt eux qui nous ont empoisonné l’existence. Et ne me dis pas le contraire.
Karima se croise les bras.
- Nous vivons chez eux. Ils nous hébergent et supportent tous nos
caprices.
- Quels caprices ? Tu veux dire qu’ils regrettent d’avoir recueilli un “étranger” sous leur toit, sous prétexte qu’il est leur beau-fils, et que leur fille a fait le plus mauvais choix de sa vie ?
- Je ne sais pas ce qu’ils pensent au juste, mais nous sommes des intrus dans cette maison. Même si je suis leur fille, mes parents espéraient pour moi une meilleure vie.
Farid baisse les yeux.
- Oui. Je suis désolé, Karima. Je ne voulais pas te torturer. Je t’ai épousée pour faire de toi une femme heureuse, et voilà que j’ai failli à ma mission. Je suis indigne de toi. Tu aurais dû épouser cet enseignant.
Un peu surprise par le ton éploré de son mari, la jeune femme s’approche de lui et met sa main sur son bras.
- Je ne t’ai jamais vu dans cet état, Farid. On dirait que tes regrets sont sincères.
- Bien sûr. Bien sûr que je regrette de t’avoir embarquée avec moi dans l’aventure du mariage, alors que je vivais déjà très mal mon célibat. C’est l’amour qui m’a aveuglé. J’étais tellement entiché de toi que j’étais prêt à vendre mon âme au diable pour te garder à jamais auprès de moi.
Karima soupire.
- C’était le même cas pour moi aussi. J’étais très amoureuse et je ne voyais que toi et...
Elle ne put continuer et fondit en larmes. Farid lui entoure les épaules.
-Ma chérie, je ne sais pas si un jour tu me pardonneras mes écarts de conduite, mais je t’assure que je ne voulais que ton bien et celui de notre petite famille.
Il tendit son index vers la petite Feriel qui jouait avec sa peluche devant la fenêtre.
-Dieu nous a donné un petit trésor pour nous lier davantage. Je pense que nous devrions L’en remercier et tout reprendre à zéro entre nous. Tu veux bien m’aider dans cette entreprise, Karima ?
Elle se mouche et s’essuie les yeux avant de répondre :
-J’ai toujours voulu que tout soit net et clair entre nous. Je t’ai aidé de mon mieux pour le bien de notre famille. Je voulais te voir plus responsable envers nous, plus mûr et plus consciencieux. Hélas ! Tous mes efforts ont été vains. Je n’en peux plus.

(À suivre) Y. H.


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