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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

52e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Farida sentit tout de suite que Dalila la prenait en grippe. Elle décide de quitter les lieux. Une fois partie, Dalila s’en prendra à son mari. Elle le sermonne, tout en lui demandant des explications sur sa relation avec Farida.

Elle relève son ironie et le tire par le bras :
-Hé… Pourquoi me nargues-tu ?
À ce moment une infirmière pénètre dans la chambre :
-Qu’est-ce que c’est que ce souk ? On entend vos cris dans les couloirs… Laissez-donc cette pauvre vieille se reposer.
Mehdi empoigne sa femme :
-Rentrons régler nos comptes à la maison.
Farida venait de rejoindre son bureau, lorsque son téléphone se met à vibrer.
C’était Merouane. Elle avait oublié de le rappeler, et cette fois-ci, elle décroche sans trop de chichi.
-Alors, on a enterré la hache de guerre ?, lance-t-il tout de go.
Elle sourit :
-Il y aura tout le temps la guerre entre nous. Comme dans tous les couples, ne nous sommes pas à l’abri des scènes de ménage.
-Hum… Tu sembles mieux apprécier mon langage
aujourd’hui.
-Oui. Je reconnais que j’ai été un peu agressive dans mes propos la dernière fois.
-Un peu ?
-Oui. Juste un peu… Tu veux que je te dise…Nous nous conduisons en ce moment comme deux enfants capricieux.
-Cela vient de toi.
-Uniquement de moi ?
-Hum… Je pense qu’avec l’âge tu deviens acariâtre.
-Quelle impertinence de ta part.
-Et voilà que ça redémarre.
Farida s’emporte :
-Qu’est-ce qui redémarre ?
-Tes scènes de ménage.
-Ah ! c’est donc moi qui provoque ces scènes ? Toi tu es toujours la victime éplorée ?
-On peut le dire.
La jeune femme sentit la moutarde lui monter au nez :
-Monsieur se prend pour un agneau, et moi je suis le loup…
-Farida… Écoute donc…
- Il n’y a plus rien à écouter. Et s’il te plaît, ne me rappelle plus.
Elle raccroche et balance son portable à travers son bureau.
Mehdi oblige Dalila à le suivre au salon et la fait asseoir sur la
banquette :
-Alors Madame me fait des scènes en public maintenant ?
-Tu veux que je devienne muette, alors que tu ramènes une jolie jeune femme avec toi. Tu m’as humiliée Mehdi. J’aurais voulu être enterrée vivante, que subir cet affront.
-Je te dis que c’est juste une voisine… Une amie.

(À  SUIVRE) Y. H.


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