Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

53e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : En fin de journée, alors que la jeune femme ressassait ses années passées auprès de Mourad, ce dernier entre en coup de vent dans sa chambre et, sans demander de ses nouvelles, lui reproche ses dérapages.

Elle se mordit les lèvres pour ne pas crier, et lui lancer au visage qu’il la dégoûtait. Encore une fois, elle se dit qu’il était temps pour elle de se secouer si elle voulait assurer à sa fille une vie plus saine.
-Tu ne dis rien ? Tu vois comme tu n’as aucune réponse ? Je n’avais donc pas tort de te reprocher la disparition d’Ilham…
Elle garde le silence et passe la main sur son visage, encore amoché par les coups qu’elle avait reçus la veille, et sentit des douleurs dans tout son corps. Elle était restée trop longtemps assise, et il était grand temps pour elle de se reposer.
Mourad remarque sa souffrance, mais ne fait aucun geste envers elle. Même pas pour l’aider à se rallonger. Pis encore, il se lève et lance d’une voix où brillait toute sa colère :
-Cette fois-ci, estime-toi heureuse, je n’ai pas tapé trop fort. Tu mérites la pire correction qui soit pour avoir abandonné ta fille à son sort.
-Depuis quand donc t’intéresses-tu à ta fille ?,  put enfin lancer Anissa, donnant ainsi libre cours à sa colère.
Outré par sa réaction, qu’il trouve arrogante, Mourad fronce les sourcils.
-Quoi ? Tu oses me narguer ? Ne penses pas que parce que tu es dans un hôpital, je ne vais pas te frapper.
Elle soupire et prie Dieu pour que son mari quitte les lieux dans l’immédiat, car elle se sentait à bout de nerfs. À ce moment, la porte de sa chambre s’ouvrit sur Dr Malek.
-Bonsoir…
Il remarque la présence de Mourad, et recule d’un pas.
-Excusez-moi. Je crois que je vous dérange, je vais revenir plus tard.
-Non, non, restez docteur.
Elle avait supplié le médecin d’une voix si insistante qu’il lui lance un regard interrogateur avant de demander :
-Ressentez-vous des douleurs, madame ?
-Oui. Je ne me sens pas trop bien ce soir.
Le médecin lance un coup d’œil à Mourad, qui visiblement ruminait sa colère.
-C’est votre mari, je présume.
Elle s’humecte les lèvres.
-Oui. C’est mon mari.
Le médecin tend la main à Mourad, qui la serre machinalement sans quitter sa femme des yeux. On aurait juré qu’il allait l’étrangler.
-Ma femme a vraisemblablement beaucoup de chance d’être dans cet hôpital où on doit être aux petits soins avec elle, lance-t-il d’une voix dédaigneuse.
-Voyons, Monsieur. Personne n’aimerait être dans son état. Votre femme a subi en une seule journée plusieurs chocs physiques et psychiques.
-Oui. Et vous êtes là pour la rafistoler et lui porter assistance.
Dr Malek lance un coup d’œil compatissant à sa patiente et tourne les talons en promettant de revenir plus tard.
-Que voulait-il ?
-Hein ?
-Que voulait ce médecin ?

(À  SUIVRE) Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER