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Autres / Récit de Yasmina Hanane

La phobie

58e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Amel se plonge dans la lecture d’un livre romantique. Elle est tirée de ses rêves par un coup de fil de Ramzi. Ce dernier la surprend en lui proposant de choisir sa robe de mariée. Il avait déjà opté pour un modèle et voulait lui en faire la surprise.

Amel se remet à rire.
- C’est raté, puisque tu m’en parles.
- Eh bien (il soupire) il fallait que je trouve quelque chose pour te détendre et te faire plaisir. Lorsqu’on s’était quitté tout à l’heure, j’avais le cœur gros.
- Et moi donc !
- Je sais Amel. Je sais, murmure-t-il.
Sa voix était si triste que la jeune fille en a les larmes aux yeux. Elle prend son courage à deux mains et oublie pour un moment ses aléas.
- C’est gentil à toi Ramzi de m’offrir une robe de mariée.
- Et je t’offrirai bien plus que ça.
- Ne fais donc pas trop de folies.
- Ma folie c’est toi, Amel, toi seule. Une douce folie que je ne regretterai jamais.
- Vraiment ?
- Grâce à toi, Amel, j’ai su que je pouvais encore aimer et espérer. Crois-moi, après une déception sentimentale, la vie paraît vide et monotone. Nous perdons le goût de vivre et les jours s’égrènent pour ne nous apporter que du chagrin.
- Ramzi, c’est cela que je craignais le plus. La déception.
Il se tait, puis demande :
- Nous pourrions sortir et dîner ensemble demain si tu n’as rien prévu. J’ai un vol sur Paris très tôt dans la matinée, mais je pense être de retour dans la soirée.
- Non, pas demain. J’ai plutôt prévu de rendre visite à Manel et à ta maman.
Il garde le silence, et elle poursuit :
- J’ai contacté Manel. Nous avions discuté ensemble comme deux grandes, et elle m’a demandé de passer à la maison.
- De quoi avez-vous donc discuté ?
- Nous avons discuté de toi, et Manel m’a parlé de cette hôtesse.
Il soupire.
- Que t’a-t-elle donc dit à son
sujet ?
- Elle m’a certifié que c’était une femme qui ne pensait qu’à donner un nom à son enfant. Et qui avait trouvé en toi une proie facile. Enfin c’est ce que j’ai cru comprendre.
Ramzi soupire encore.
-Le passé ressurgit toujours. Manel est une femme qui a su me soutenir dans des moments aussi durs. Je ne pouvais imaginer que j’étais juste un bouc émissaire entre les mains d’une femme envers qui j’éprouvais de profonds sentiments.

Il se tut, puis reprend :
-Cette phase est close, Amel. Je suis content de savoir que tu as parlé à ma sœur. Elle sera sûrement heureuse de te revoir, et ma mère
aussi.

(À suivre) Y. H.


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