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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

58e partie

Résumé : Mehdi procède à quelques révisions sur la robinetterie puis rassure Farida. Tout est en ordre. Heureusement qu’il y a des hommes ! Elle lui demandera ensuite des nouvelles de sa mère et de Dalila tout en espérant que tout était rentré dans l’ordre entre eux.

Il secoue sa tête :
-C’est ce que je me dis chaque fois, hélas !
Elle met une main compatissante sur son bras :
-Tous les couples passent par des moments difficiles Mehdi.
-C’est compréhensible, mais dans mon cas, c’est différent.
-Si tu poses la question à quelqu’un d’autre, il te dira la même chose.
-Hum... voyons un peu ça avec toi. Tu es bien fiancée n’est-ce pas ?
-Oui, mais tout ne baigne pas toujours dans l’huile entre moi et Merouane, crois-moi.
Il sourit :
-Tu dis ça pour me réconforter, n’est-ce pas ?
-Pas du tout. Ces derniers temps nous sommes à couteaux tirés.
-Pourquoi donc ? Vous devriez plutôt traverser la meilleure période avant le mariage.
-C’était le cas. Cependant, il y a des choses qui nous ont incité à nous bouder ces derniers temps.
Il se faisait tard…
Mehdi jette un coup d’œil à sa montre et s’empresse de remettre son blouson :
-Farida, il est grand temps pour moi de rejoindre mon domicile. Nous rediscuterons sur le sujet une autre fois, tu veux bien ?
-Bien sûr. Je ne sais pas ce que j’aurais fait pour la robinetterie sans ton aide. Je te dois une fière chandelle.
-Tu ne me dois rien du tout. Si je n’étais pas là, tu aurais attendu le plombier, voilà tout.
Elle le raccompagne jusqu’au seuil de la porte :
-J’espère que ta mère ira mieux d’ici quelque temps. J’aurais aimé lui rendre visite, mais vu les circonstances.
-Merci Farida… Je lui transmettrais tes amitiés.
Elle ébauche un sourire :
-Pas devant Dalila, tout de même.
Il rit :
-Les femmes sont toutes pareilles. Qui a dit qu’elles se cachaient derrière chaque grand homme ?
-Je ne sais pas Mehdi, mais les humains se valent tous.
-C’est ça, bonne soirée ma chère amie.
-À toi aussi Mehdi et encore mille fois merci.
Il lui fait un signe de la main et commence à descendre les escaliers. Elle demeure un instant au seuil de l’appartement, puis rentre et referme la porte derrière elle.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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