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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le voyou

59e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Farid passe la nuit dans un bar et c’est ivre mort qu’il rejoint son studio au petit matin. Il dort une bonne partie de la journée. La sonnerie du téléphone le réveillera au milieu de l’après-midi.

C’était Lamia. Il avait complètement oublié leur rendez-vous.
- Lamia ? Mais quelle heure est-il donc ?
- Presque 16h.
- Désolé pour notre rendez-vous, Lamia. Je crois que je couve quelque chose. J’ai des douleurs musculaires et des vertiges. Je n’ai fait que somnoler toute la journée.
- Tu n’as donc pas pensé à voir un médecin ?
- Je suis très faible pour me déplacer. J’attendais que ça aille mieux.
- Mais pourquoi ne m’as-tu pas appelée ?
- Je ne voulais pas te déranger. Certes, j’aurais pu te prévenir, mais comme je pouvais à peine ouvrir les yeux.
- Ça a l’air d’être réellement sérieux, là. Allez, donne-moi ton adresse, je vais tout de suite faire venir un médecin.
Farid se met à tousser.
- Je pense que c’est un coup de froid. Je frissonne et je fais aussi un peu de température. Je vais me préparer une tisane et prendre un comprimé, je pense que cela ira dès demain.
- Tu crois ?
- Oui. Avec un peu de repos, tout va rentrer dans l’ordre.
Elle se tut, puis reprend au bout de quelques secondes :
- Que fais-tu donc à l’agence ?
Farid se mordit les lèvres. La question le prenait de court. Il lance sans réfléchir :
- Mon agence est aussi mon lieu de résidence, Lamia. C’est mon studio que j’ai transformé en agence immobilière tout en gardant un coin pour moi. Crise du logement oblige.
- C’est vraiment le bouquet pour quelqu’un qui est dans l’immobilier.
- Tu vois. Je suis un peu comme ce cordonnier mal chaussé.
- Ce n’est pas grave, cela va s’arranger. J’aimerais te rendre visite, Farid. Comme tu habites à l’agence, je ferai d’une pierre deux coups.
- Oui. Pourquoi pas. Tu pourras passer demain si tu veux.
- Non. Je vais passer tout de suite.
- Hein ?
- Pourquoi perdre encore une journée. Je prendrai un taxi pour te rendre visite et je vais inspecter les lieux. Nous pourrions même faire quelques plans ensemble pour l’agencement et le décor. C’est très important pour le marketing.
- Oui. Je n’ai cessé de me le répéter, mais comme l’argent faisait défaut...
Elle l’interrompt :
- Pas de soucis. Je vais prendre certains aspects en charge. Ne te fais pas de bile pour ça. Alors tu me donnes ton adresse ?
- Bien sûr que je vais te la donner. Mais pas dans l’immédiat.
- Pourquoi ?
- Je ne suis pas en état de te recevoir ce soir, Lamia. Tu comprends, je suis un peu déphasé. Je pense que je ferai mieux de me préparer tout de suite une tisane et de me recoucher.
Un silence plane entre eux un moment, puis Lamia demande d’une voix inquiète :
- Tu es sûr que ça ira ?
- Mais oui ! Merci pour ta sollicitude, ma chère amie. Je te promets de voir un médecin si d’ici demain il n’y a aucune amélioration de mon état de santé.
- Alors ne me laisse pas sans nouvelles.
- Promis. À très bientôt.
- C’est ça.

(À suivre) Y. H.


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