Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

61e partie

Résumé : Azzedine quitte les lieux en promettant à Ilham de revenir avec plein de cadeaux. Anissa est heureuse de revoir le sourire sur le visage de sa fille. La porte s’ouvrit avec fracas, et Mourad demande à son épouse qui était l’homme qui venait de sortir de sa chambre.

 

Il s’approche de son lit.
-Anissa. Tu me connais assez bien maintenant. Tu sais que je ne permets aucun écart de conduite.
-De quel écart de conduite parles-tu ?
Le visage de l’homme vire au
rouge.
-Tu reçois un étranger dans ta chambre, et tu trouves que c’est
décent ?
-C’est un simple visiteur. Et puis, il n’est plus un étranger pour Ilham, elle est déjà habituée à sa présence.
-Ah ! j’apprends des choses
aujourd’hui.
Il suffoquait.
-Ma femme et ma propre fille sont habituées aux visites des étrangers, et je dois fermer les yeux. C’est ce que tu veux, Anissa ?
Il hurlait plus qu’il ne parlait, et Ilham était venue se réfugier sur le lit près de sa mère.
-Cesse donc de crier, tu fais peur à la petite.
-Moi, je fais peur à tout le monde. Mais les étrangers... Que dirais-je, ces hommes que je trouve dans ta chambre ne vous font pas peur.
-Comment oses-tu dire de telles choses ?
Sidéré par le ton ferme de son épouse, Mourad brandit le poing.
-Cela fait plusieurs jours que tu n’as pas goûté à une correction, ma chère épouse. Je trouve que ton séjour dans cet hôpital t’a rendue plus effrontée.
-Tu oublies mon cher mari que c’est par tes soins que je me retrouve dans cet hôpital, et que, si je le voulais, tu serais déjà en prison.
-Tu me menaces maintenant ?
Elle secoue la tête.
-Les menaces ne servent à rien avec toi. Vois-tu, depuis plus d’une semaine que ta fille et moi sommes dans cet hôpital, tu ne t’es même pas soucié de nous. Hormis tes deux premières visites, nous ne t’avons plus revu. Tu ne savais même pas si nous étions mortes ou vivantes, et aujourd’hui, tu viens nous faire une scène de jalousie qui n’a pas lieu d’être.
Ilham tremblait de tous ses membres, et elle l’entoure de ses bras.
-Vois donc où en est ta fille !
-C’est de ta faute si elle se retrouve ici.
-C’est plutôt de la tienne. Tes scènes de violence et de colère n’ont jamais été de bon augure pour elle. Elle n’a jamais connu l’affection d’un père, et s’est toujours accrochée à moi. C’est toi le grand fautif.
Ne se retenant plus, Mourad allonge son bras et flanque une gifle sifflante à sa femme.
-Il me semble que tu as oublié la rudesse de mes coups. Je vais te rafraîchir la mémoire.
Anissa tente de se protéger. Elle serre Ilham contre elle, et met un oreiller devant son visage.
-Non. Non, Mourad. Tu ne vas pas recommencer. Non !
Il lui retire brutalement l’oreiller des mains.
-Qui va m’en empêcher ? Hein ? Tu comptes sur cet homme qui vient de partir, ou sur le toubib ?
Il lui donne une autre gifle et son nez se met à saigner.
Elle met une main devant son visage en criant.
-Arrête ! Arrête ! Tu fais peur à ta fille.
-Ah ! je fais peur à ma fille. Ce qui sous-entend qu’à toi, je ne fais pas peur. Tiens, prends-en !


(À  SUIVRE)
Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER