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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

62e partie

Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Pour en avoir le cœur net sur les fréquentations de son mari, Dalila se rend très tôt à la poissonnerie, puis se tient à l’angle de la rue. Mehdi vient justement d’arriver au parking et s’approche d’une jeune femme pour la saluer. Elle n’a aucun mal à reconnaître Farida.

Passant derrière le couple, Dalila se fait très discrète pour voler quelques bribes de leur conversation mais la discussion n’avait duré que quelques secondes. La jeune femme semblait pressée, et a démarré rapidement, alors que Mehdi rebrousse chemin pour quitter les lieux et se diriger vers son commerce.
Elle le suit de loin et traîne un peu, pour lui laisser le temps d’endosser sa combinaison et de réapparaître devant ses étalages de poissons.
Puis sans plus hésiter, elle s’approche et tente de prendre un air dégagé pour lancer.
-Alors Mehdi, les livraisons du matin sont finies ?
Il relève des yeux étonnés vers elle.
-Dalila ? Tu es déjà là ?
Elle hausse les épaules.
-Nous n’habitons pas loin d’ici, n’est-ce pas ?
-Certes, mais je ne pensais pas que tu allais passer aussi tôt.
“Pour que je ne te surprenne pas avec cette moins que rien, mon cher mari”, se dit Dalila, avant de poursuivre sur un ton plus calme.
-La matinée est déjà avancée, mon cher mari. Ma mère est arrivée plus tôt que prévu, alors je ne voulais pas perdre plus de temps. Tu veux bien me remettre mes deux mille dinars, je suis pressée de faire mes courses et de rentrer.
-Tout de suite.
Il s’essuie les mains à son tablier, puis ouvre son tiroir-caisse et se met à compter ses billets.
-Voici deux mille cinq cents dinars. Cela te va ?
-Parfaitement.
Elle enfouit l’argent dans son sac et s’apprête à quitter les lieux, mais il la retient.
-Ne t’amuse surtout pas à trop flâner en ville, ma mère est toujours souffrante et la tienne va vouloir sûrement rentrer tôt.
-Ne t’inquiète pas, je n’en ai que pour une heure ou deux, tout au plus.
Elle traverse la rue pour se retrouver de l’autre côté du quartier. Mais une fois l’angle du trottoir dépassé, au lieu de se diriger vers l’arrêt de bus, Dalila retourne au parking. Elle tourne dans tous les sens avant de remarquer quelques adolescents qui s’amusaient non loin de là. Elle hèle l’un d’eux et lui demande de la renseigner sur une jeune femme aux cheveux courts et méchés, qui possédait un véhicule bleu.
Le jeune garçon la dévisage curieusement, avant de hausser les épaules.
-Je ne sais pas de qui vous parlez, madame.
-D’une femme pardi, une femme qui habite par là. Elle s’appelle Farida.
-Ah ! vous voulez sûrement parler de la jeune fille qui travaille dans cette entreprise d’hydrocarbures.
-Je ne sais pas où elle travaille. Que fait-elle ?

(À  SUIVRE) Y. H.


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