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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

64e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Dalila tente d’avoir de plus amples renseignements sur Farida. Elle monte au deuxième étage de l’immeuble indiqué et sonne à une porte. La voisine de palier entrouvre la sienne… Dalila se présentera comme bonne à tout faire.

Elle fait semblant d’entamer la descente des escaliers, puis se retourne pour demander :
-Elle enseigne dans une grande école, n’est-ce pas ?
La voisine fronce les sourcils :
-Farida ? Mais non, elle n’enseigne pas. Elle travaille dans une entreprise. Elle est ingénieure.
-Ah ! Elle est ingénieure. Allah ibarek… En électricité…
-Non, en hydrocarbures. Elle travaille en ville à l’entreprise H.
Dalila hoche la tête :
-Une inculte comme moi, convenez-en, ne connaît pas grand-chose à ces titres.
Elle soupire :
-Il y a des femmes qui sont plus chanceuses que nous autres, n’est-ce pas ma bonne dame ?
-Peut-être… Revenez en fin de journée, lance la voisine en refermant sa porte.
Dalila se met à redescendre les escaliers. Maintenant qu’elle s’était bien renseignée sur Farida, elle n’aura plus qu’à la surveiller de plus près.
On était déjà au milieu de la journée. Craignant de rentrer tard à la maison, elle s’empresse de se rendre en ville pour effectuer ses courses. Farida avait eu fort à faire au bureau.
Merouane a réussi finalement à la joindre, mais elle lui avait répondu qu’elle était dépassée par le boulot, sans pour autant donner plus de détails. En fait, elle voulait prendre ses distances avec lui, au moins pour quelque temps.
Ses parents rentreraient le week-end prochain, c'est-à-dire dans deux jours. Dans cette attente, elle devrait songer à mettre un peu d’ordre dans l’appartement, et surtout à faire le ménage de fond en comble.
La jeune femme s’étire. Elle ne se sentait pas la force de terminer la journée. Un soleil radieux incitait les gens à sortir de chez eux pour se promener et profiter des journées printanières.
Elle prend son sac et décide d’aller faire quelques menues courses dans les magasins environnants.
Son entreprise se situait au centre-ville, et elle avait toute latitude de trouver ce qu’elle cherchait sans trop s’éloigner.
Sans trop tarder, Farida se met à marcher d’un pas pressé à travers la foule des passants qui se bousculaient et se heurtaient.
Dans la foule, on est tous des anonymes, se dit-elle.
Pourtant, elle-même ne l’était pas pour quelqu’un. À quelques pas de là, Merouane la suivait.
Il était venu lui rendre visite au bureau, mais au moment où il entamait la montée des escaliers, il l’avait vue bifurquer de l’autre côté de la rue.
Sans plus attendre, il l’avait suivie. Où se rendait-elle donc, se demande-t-il ?
Il voulait la rattraper et faire quelques pas avec elle. Si le temps le permettait, ils iraient prendre un thé et discuter comme deux grands adultes. Farida était incorrigible, elle était trop prompte dans ses réactions, et souvent disait ce qu’elle pensait sans trop réfléchir…

(À  SUIVRE) Y. H.


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