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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le vent de l’été

65e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé :  Après avoir traversé l’enfer, Maissa se rend compte que son mariage a été une illusion. Elle pense donc au divorce pour se débarrasser à jamais de son cauchemar. Sa sœur lui demandera de patienter afin d’avoir tous les atouts en main.

Nacéra lui prend la main.
-Tout ira bien, Maissa. N’y pense plus. Le passé est le passé. Tu y réfléchiras désormais à deux fois avant de t’engager avec un homme.
- Plus jamais.
- Ne dis pas ça. Tous les hommes ne se valent pas. Le plus urgent pour toi est de reprendre une vie normale. Tu devrais penser à te réinscrire à l’université.
-Oui, je pense que c’est le meilleur moyen pour moi d’enterrer ce cauchemar à jamais.
Rassurée sur l’état de sa sœur, Nacéra pense enfin rentrer chez elle. Elle était restée toute une semaine auprès de sa mère, mais Djamel l’avait appelée régulièrement pour prendre des nouvelles de Maissa.
Il était en déplacement pour deux jours, et ne devait rentrer que le lendemain.
La jeune femme se dit qu’elle devrait rejoindre son foyer avant le retour de son mari.
Elle sourit à l’idée que Djamel, qui ne savait pas cuisiner, avait dû engloutir tout ce qui se trouvait dans son réfrigérateur.
Une heure plus tard, un taxi la déposera au seuil de son immeuble. La journée était belle, et le quartier était très calme à cette heure de la journée. Sans trop tarder, elle monte chez elle.
Elle prend la clef de son appartement dans son sac et s’apprête à l’introduire dans la serrure de la porte d’entrée, lorsqu’elle entend une voix à l’intérieur.
Une voix qu’elle n’eut aucune peine à reconnaître. C’était Djamel. Il lui avait pourtant certifié la veille qu’il était en déplacement. Et puis, avec qui parlait-il ?
Elle sent son estomac se nouer. Le mauvais pressentiment qu’elle a enfoui au fond de son subconscient, ces derniers jours, refait surface.
Djamel était-il rentré dans la nuit ? Si c’est le cas, pourquoi ne l’avait-il pas appelée ? Était-il rentré trop tard pour le faire ?
Ou bien ne voulait-il pas la déranger, sachant qu’elle passait de longues heures avec sa sœur à l’hôpital avant de rentrer exténuée ? Mais pourquoi ne l’avait-il pas prévenue de son retour aujourd’hui ? Selon ses dires, il était loin de la ville et ne devait rentrer que le lendemain. Nacéra prend une longue inspiration, avant d’introduire sa clef et d’ouvrir la porte de l’appartement.
Surpris de la voir, Djamel qui parlait au téléphone interrompt sa communication et hésite quelques secondes avant de venir vers elle.
- Nacéra ?
- Oui. Je suis de retour. Tu ne devais pas rentrer que demain dans la journée, Djamel ?
- Oui, mais il se trouve que j’ai pu régler mes affaires et rentrer plus tôt. Tu n’es pas contente de me voir ?
Il voulait visiblement détourner la conversation, mais Nacéra revient sur le sujet.
-Hier quand tu m’avais appelée, tu n’avais pas du tout l’air de quelqu’un qui s’apprêtait à rentrer. Bien au contraire, tu disais que tu n’avais pas encore rencontré le chef du projet en question, et que ton déplacement était nécessaire dans cette ville de l’Est, car tu devais rencontrer des promoteurs aujourd’hui même.
Djamel avait l’air mal à l’aise. Il se détourne d’elle avant de répondre :
-Exact. Je devais rencontrer ce promoteur aujourd’hui. Mais j’ai tout annulé et je suis rentré ce matin de très bonne heure, car on m’avait appelé pour une affaire très urgente au bureau.
-Ah ! Je ne sais plus quoi te dire.
La jeune femme se dirige vers sa chambre. Djamel la suit.
-Tu ne me crois pas, Nacéra ?
Elle hausse les épaules.
- Je ne sais plus qui croire ni quoi croire. Je suis épuisée, et je n’arrive plus à ordonner mes pensées. Je ne comprends pas non plus ton comportement ces derniers temps. Nous sommes mariés depuis quelques mois, et j’ai l’impression de ne rien connaître encore de toi, Djamel.
-Ma chérie, je...

(À suivre) Y. H.


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