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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

65e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Une fois les enfants au lit, Azzedine revient à la rescousse. L’air soucieux de son épouse n’était pas pour le rassurer. Il la tarabuste afin qu’elle lui dévoile ses préoccupations. Anissa tente de repousser au maximum le moment d’avouer ses craintes à son mari.

Elle verse le thé dans deux verres et s’attable face à son mari, avant de lancer :
-Ce soir, en allant récupérer les petits de la crèche, j’ai cru reconnaître Mourad.
Azzedine laisse tomber son verre avec fracas :
-Mourad !
-Oui… Il me semble que c’est lui qui est venu rôder dans les parages.
-Petite idiote, tu aurais pu me le dire dès ton retour. J’aurai tout de suite appelé la police.
-Pour quel motif ?
Il regarde son verre de thé, qui avait débordé sur la table, puis lance :
-Je ne sais pas, nous avons repéré un maraudeur par exemple.
Anissa secoue sa tête :
-Tu vois que le sujet n’en valait même pas la peine.
Azzedine relève la tête vers elle :
-N’empêche que ton inquiétude était contagieuse. Si tu n’étais pas certaine de l’avoir reconnu, pourquoi t’en soucierais-tu ?
Elle soupire :
-Tu sais bien que depuis sa sortie de prison, il n’a cessé de nous tarabuster pour avoir le droit de visite de sa fille.
-Mais elle ne veut pas le revoir, et personne ne pourra l’y obliger. Les psychologues t’ont conseillée de l’éloigner au maximum de ce qui pourrait heurter sa sensibilité, et lui rappeler de mauvais souvenirs.
-Oui, mais la loi permet aussi à son père d’avoir ce droit de visite.
-Bien…
Azzedine se lève :
-Dès demain, je vais voir ce que je pourrais faire. En attendant, ne lâche pas les enfants d’un pouce. Qui sait ce qui se trame dans la tête de ce fou ?
-Tu vois donc que je n’ai pas eu tort de m’inquiéter.
-Et que je n’ai pas eu tort d’insister pour en connaître les raisons.
La nuit passe, Azzedine sort très tôt le lendemain, mais au lieu d’aller à l’école comme à ses habitudes, il se rend au commissariat de police, et demande l’inspecteur Omar… Ce dernier qui était de service l’accueille à bras ouverts :
-Quelle surprise mon ami, de si bon matin !
-Je n’aurais pas, pour tout l’or du monde, voulu te déranger à cette heure matinale. Je sais que parfois tu passes tes nuits à bosser, mais il fallait que je te voie le plus tôt possible.
-Ghir l’kheir. Quelque chose ne va pas ? J’espère que ta petite famille se porte bien ?
-De ce côté, je remercie le Grand Créateur, mes enfants vont bien et Anissa aussi.
-Elle a bien frôlé une dépression... Heureusement que tu es tombé à pic pour la tirer de ce cercle vicieux où l’avait emprisonnée son ex-mari. Cinq années sont déjà passées. Tu te rends compte ?
-Oui… Et Mourad a déjà purgé sa peine, et il est sorti de prison.
L’inspecteur ouvre ses deux mains :
-Tout a une fin.

(À  SUIVRE) Y. H.


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