Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

65e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Farida avait eu fort à faire au bureau. Vers le milieu de la journée, elle décide de flâner un peu en ville. Merouane la suit, il voulait savoir où elle se rendait. Farida était trop prompte dans ses réactions. Elle était incorrigible.

Lui-même avait changé ces dernières années. Il n’était plus le jeune homme insouciant, qui riait à la moindre boutade, et laissait passer l’orage lorsque le ton montait entre eux. Ils avaient entamé chacun une vie professionnelle trépidante et ne pensaient plus qu’à leurs ambitions. Il soupire. Parfois, il faut savoir faire des sacrifices au bon moment !
-Farida !
Il était presque à sa hauteur, mais elle ne l’avait pas remarqué.
-Farida !
La jeune femme se retourne.
-Merouane ?! Que fais-tu là ?
Il reprend son souffle.
-Je voulais te voir au bureau, et je t’ai vue sortir. Alors, je t’ai suivie.
Elle secoue la tête.
-Tu m’as suivie ?
-Oh ! Écoute, Farida, je sais que tu m’en veux encore, mais il faut crever l’abcès entre nous. Je n’aime pas trop ta manière de me répondre au téléphone.
Il se tut. Ils étaient sur un trottoir et la foule les bousculait. Farida le contemple un moment avant de lancer :
-Je dois faire quelques achats. Si tu veux m’accompagner.
-J’ai plutôt pensé à te proposer un thé quelque part.
Elle regarde sa montre.
-Je n’en aurais sûrement pas le temps, je dois retourner au bureau.
-Alors faisons quelques pas ensemble, veux-tu ?
Elle se remet à marcher. Les vitrines des magasins d’habillement affichaient les soldes de la saison. Farida se dit qu’elle devrait penser à s’acheter quelques tenues de saison, mais trouvera-t-elle le temps ?
Elle se tourne vers Merouane et lance :
-Tu ne travailles pas aujourd’hui ?
-Si. Mais j’ai pu me libérer pour quelques minutes. Je voulais me dégourdir les jambes et surtout te revoir. Tes parents seront bientôt de retour, n’est-ce pas ?
-Oui, ce week-end.
-Tu veux que je t’accompagne à l’aéroport ?
Elle hausse les épaules.
-Je ne sais pas encore à quelle heure ils arrivent.
-Peu importe. Je serais disponible durant tout le week-end.
Ils marchent un moment en silence. Farida s’arrête enfin devant un supermarché.
-Tu veux bien prendre un panier et me suivre à travers les rayons.
Il sourit.
-Pas de souci, je ferais ce que tu voudras.

(À  SUIVRE) Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER