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  • Le procès de Kamel Chikhi, dit "El Boucher", est reporté au 19 juin sur demande ses avocats.

A la une / Récit de Yasmina Hanane

Un cœur brisé

65e partie

Résumé : Sabrina appréciera la décision de Riad, mais appréhendera aussi la réaction de sa mère. Cette dernière risque d’avoir un choc. Mais le jeune homme la rassure : “Halima est assez intelligente pour assimiler les raisons de cette rupture.”

La jeune fille soupire :
-Pauvre maman. Je l’imagine déjà éclatant en sanglots, et maudissant son destin, mais enfin…Je pense que tu as fini par entendre raison. Ta décision me remplit d’aise Riad.
Elle lui tendit la main :
-Merci de m’avoir écoutée et d’avoir mis fin à mes tourments.
Il lui serre la main, et comme elle s’apprêtait à prendre congé de lui, il propose :
-Je pourrais te déposer chez toi si tu veux.
-Non, je préfère marcher.
-Alors, bonne fin de journée Sabrina, et sans rancune.
-Sans rancune ?
Il toussote :
-Je suis désolé de t’avoir causé des nuits blanches, en m’engageant sans trop réfléchir dans cette aventure avec Halima…
Heu… Je…J’espère que tu ne m’en voudras plus, et que nous
pourrions devenir de bons amis.
Elle sourit :
-Voyons Riad, je ne suis pas une ogresse prête à engloutir tous ceux qui l’approchent. Bien sûr que nous pourrions devenir de bons amis. Ne le sommes-nous pas déjà un peu ?
Heureux, il lui rendit son sourire :
-Merci Sabrina, tu es une chic fille.
La jeune fille, le cœur plus léger, rentre à la maison d’un pas alerte. Elle est surprise de constater que sa maman l’avait déjà précédée, mais remarque tout de suite ses yeux rougis et les traces de larmes qui avaient sillonné ses joues. Inquiète, elle s’approche d’elle et demande :
-Maman, quelque chose ne va pas ?
Halima renifle et relève la tête pour fixer sa fille dans les yeux :
-Ton père vient d’appeler.
-Papa vient d’appeler ? Il va bien ?
-Très bien. Il voulait te parler.
-Ah !
Elle se demande pourquoi il n’avait pas appelé sur son mobile, puis devine que Athmane voulait plutôt parler à sa mère qu’à elle, le prétexte était donc tout indiqué.
-Oui. Il a dit qu’il n’arrivait pas à te joindre sur ton portable.
-C’est possible. Tu sais très bien que je l’éteins toujours lorsque je suis en cours.
Halima soupire :
-Nous avons eu une petite conversation tous les deux.
Le cœur palpitant, Sabrina
demande :
-À quel sujet ?
-Oh ! nous avons parlé un peu de tout. Cela fait des années que nous n’avons pas eu à discuter autant.
Elle se remet à pleurer :
-Ton père a fait remonter un tas de souvenirs. Euh... Je… Je ne sais pas pourquoi j’ai agi de la sorte avec lui. Nous nous aimions, et nous étions si heureux ensemble.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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