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Autres / Récit de Yasmina Hanane

L'Algéroise

66e partie

Résumé : Rachid dévoile à sa mère ses intentions immédiates. Il ne veut pas s’éterniser dans l’ancienne maison de ses parents. Il avait déjà un appartement en ville et comptait s’y installer. Sa mère est déçue par sa réaction.

 

Rachid hausse les épaules.
-À chacun ses ambitions. Mais toi, qu’est-ce qui te retient ici. Tu peux venir t’installer avec moi en ville après le mariage de Meriem.
Fettouma lui lance un regard si coupant qu’il se sentit rougir.
-Je ne quitterai jamais ces lieux, Rachid. Jamais ! Tu m’entends ! J’ai vu le jour dans cette maison, j’y ai grandi et je me suis mariée. 
Je vous y ai tous mis au monde. Et je compte vieillir et terminer mes jours entre ses murs. Tu ne peux pas comprendre mon fils l’intensité de mes sentiments envers ces lieux. C’est ici que j’ai connu les plus belles années de ma vie. C’est ici qu’est né ton père, et c’est ici que tes grands- parents ont vécu. Je ne peux effacer le passé pour aller vivre dans un appartement enfermé, aussi confortable soit-il.
Rachid embrasse sa mère sur le front.
-C’est comme tu veux, maman. Seulement, je serais inquiet de te savoir toute seule plus tard dans ce labyrinthe.
Fettouma ébauche un sourire.
-Tu crois qu’en ville je serai en sécurité.
-Mais tu seras avec moi.
-Certes, mais jusqu'à quand vas-tu vivre en célibataire ? N’est-il pas grand temps pour toi de songer à te marier ?
Rachid qui voulait justement entamer ce sujet de discussion avec sa mère se sentit pris de court. Il se racle la gorge avant de répondre :
-Certes, il faut que je fasse ma vie. Mais ce n’est pas cela qui me gênerait. Tu pourras vivre sans contrainte chez ton fils.
Fettouma sourit.
-Non, Rachid. Je n’aimerais pas être un fardeau, ni pour toi ni pour ta future femme. Comment est-elle donc ?
Rachid sursaute. Sa mère avait tout deviné. Il ne sut quoi répondre et garde un long silence. Fettouma lui pince la joue.
-Tu me prends pour une demeurée ou quoi ? Seule une femme peut retenir un homme loin de sa mère. Cette histoire d’appartement en ville n’était qu’un prétexte.


(À  SUIVRE)
Y. H.

 


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