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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

67e partie

Résumé : Farida faisait ses courses en compagnie de son fiancé, sans se rendre compte qu’une femme les suivait. À distance, Dalila suit le jeune couple. Farida et Merouane échangent quelques propos avant de se quitter.

 

Ils se quittèrent sans remarquer la femme qui les observait sur le trottoir d’en face.
Dalila rentre enfin chez elle. Sa journée avait été lucrative. Elle se félicite de la facilité dont les choses s’étaient déroulées. Elle n’aurait jamais cru qu’elle allait rencontrer Farida en ville, et en sus avec cet homme qui, somme toute, et selon son comportement, semblait être son fiancé. Elle avait maintenant assez de renseignements sur cette femme. Farida ne pourra plus lui faire ombrage. Au moindre petit dérapage, elle saura où la retrouver et, dans le pire des cas, elle pourra s’adresser à son fiancé et lui dévoiler qu’elle lorgnait du côté de Mehdi.
Ah ! son époux ne savait vraiment pas dans quel pétrin il allait s’embourber, si l’envie lui prenait de vouloir courir des aventures avec d’autres femmes.
Un peu rassurée, elle dépose ses achats, puis prépare du café. Sa mère était là, elles auront le loisir de discuter ensemble avant l’arrivée de Mehdi.
Le week-end arrive enfin. Farida se rend à l’aéroport pour accueillir ses parents. Merouane avait tenu à l’accompagner. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, elle avait accepté.
Ses parents sortirent enfin.
Elle court vers eux et se jette en premier dans les bras de sa mère, puis dans ceux de son père. Les deux hadjis avaient l’air épuisés mais heureux. La vieille Rosa laisse échapper quelques larmes. Merouane empoigne les bagages, et ils quittent l’aéroport pour rentrer à la maison. Farida était heureuse de retrouver ses parents. La solitude commençait à lui peser en leur absence, et souvent elle ne rentrait à la maison que bien tard, de manière à s’éviter le vide seule entre les murs de l’appartement.
Quelques voisins vinrent saluer les hadjis. Merouane se proposera de servir le café, alors qu’elle s’était enfermée dans la cuisine pour préparer les plateaux de boissons. Sa voisine de palier la rejoint pour lui porter assistance.
Farida lui demande de déposer quelques assiettes de gâteaux sur les tables basses du salon. Zineb s’exécute, puis revient dans la cuisine pour demander :
-Tu devais recruter une bonne, il me semble.
-Une bonne ?
Farida fronce les sourcils.
-L’idée n’avait même pas effleuré mon esprit. Pourquoi me dis-tu cela ?
Sa voisine rétorque :
-Il y a quelques jours, une femme était passée dans la matinée pour taper à ta porte. Comme personne ne répondait, je suis sortie lui dire que tes parents étaient absents, et que toi tu étais au boulot.
De plus en plus intriguée, Farida s’approche de sa voisine.
-Elle me connaît ?
-Elle a bien prononcé ton nom. Je lui ai dit que tu bossais dans une grande boîte, et qu’il fallait revenir.
La jeune femme demeure interdite un moment, avant de lancer :
-Je ne comprends absolument rien à ce que tu racontes.
-Tu n’as pas demandé une femme de ménage ?
-Mais non.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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