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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

68e partie

Résumé : Farida accueille ses parents à l’aéroport et revient avec eux et Merouane à la maison. Sa voisine de palier lui apprendra qu’une femme de ménage s’était présentée il y a quelques jours. Farida est sidérée. Elle ne comprenait rien à la situation.

C’était au tour de la voisine de s’étonner.
-Pourtant cette femme connaissait ton prénom, et s’était présentée à ton domicile.
Farida secoue la tête.
-Peut-être que cette bonne femme s’était tout simplement trompé d’adresse.
-C’est possible. Mais je ne le pense pas, elle semblait bien renseignée à ton sujet.
-Comment était-elle ?
-Oh ! Une femme quelconque, qui pouvait passer inaperçue dans la foule. Elle portait une robe et avait noué un foulard sur sa tête. Elle était plutôt jeune et assez
mignonne.
Farida secoue encore la tête.
-Je t’assure Zineb que je n’ai jamais fait appel à une femme de ménage. Ma mère ne m’en aurait d’ailleurs jamais donné l’occasion. Malgré son âge, c’est souvent elle qui s’occupe de la maison. Elle n’aimerait voir personne accaparer son rôle.
La voisine hausse les épaules.
-Bof ! Laisse tomber cette histoire. Comme tu le disais, cette femme t’a peut-être confondue avec une autre.
-Je dirais que c’est plutôt certain.
La journée passe rapidement au goût de Farida. Entre ses parents qui venaient d’arriver et les gens qui passaient les voir, elle avait eu fort à faire. Merouane l’aidera de son mieux. Zineb se proposera de faire la vaisselle et de remettre de l’ordre dans le salon après le départ des invités. Comme Farida avait songé à préparer le dîner avant le rush qui avait suivi le retour des deux hadjis, elle se sentait un peu plus libre pour partager un moment avec eux. Sa mère semblait épuisée, mais heureuse. Quant à son père, fatigué par le voyage et le décalage horaire, il s’était tout bonnement assoupi.
La vieille Rosa s’approche d’elle et la prend par les épaules.
-Tu me sembles un peu pâle, ma fille. En sus, tu as perdu du poids. Que mangeais-tu donc durant mon absence ?
Farida se met à rire.
-Du poisson, bien sûr.
- C’est vrai ?
Elle lève sa main droite.
-Je le jure. Mehdi, le poissonnier, m’avait gâté de ce côté-là.
-Brave garçon.
Elle se tait et contemple sa fille avant de demander :
-Ne me dis pas que tu te nourrissais uniquement de fruits de mer. Je connais trop tes goûts culinaires pour te croire.
-Alors, devine.
Sa mère lui donne une tape dans le dos.
-Cesse de te moquer de moi. Si je dois deviner, je dirai que tu te préparais des sandwichs aux concombres et à la tomate.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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