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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

69e partie

Résumé : Tahar est un peu inquiet pour sa mère. Cette dernière avait vite fait d’intercepter le message de Saïd. L’heure du grand départ allait bientôt sonner pour elle. Tahar la contraint à rejoindre sa chambre et à se reposer.

Le repas était enfin prêt et la table dressée. On était à quelques minutes de l’adhan. Fadhéla se laisse tomber sur une chaise.
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Saïd ?
-Oh ! Ce n’est rien. Juste une illusion.
- Comment cela une illusion ? Tu disais tout à l’heure à ta mère que si elle ne s’était pas mise à pleurer, il ne serait pas parti. À croire que vous l’avez rencontré tous les deux au coin de la rue. Je regarde mes mains... Mes doigts et les bordures de mes ongles portaient encore quelques traces de peinture, que le savon et l’eau de javel n’avaient pas pu faire partir. J’avais entamé une toile sur laquelle j’ai travaillé une bonne partie de la nuit, et même de la matinée.
- Alors ? Tu veux bien m’expliquer toute cette histoire, Tahar ?
Je hausse les épaules.
- Il n’y a rien à expliquer. Mon frère Saïd était revenu hier. Il voulait voir maman. À la seule condition qu’elle ne pleure pas.
- Il est venu hier ? Tu veux rire?
- On ne badine pas avec ces choses, Fadhéla.
Elle fronce les sourcils.
- Et où l’as-tu rencontré ?
- Au salon.
Elle porte la main à sa bouche pour réprimer un rire, puis se ressaisit.
- Non... Tu veux plaisanter, bien sûr.
- Pas du tout. Saïd s’était manifesté hier, alors que j’étais allongé sur le divan.
Fadhéla se lève et met l’index sur sa tempe.
- On dirait qu’il n’y a pas que ta mère qui ne supporte pas le jeûne cette fois-ci.
La voix du muezzin s’élève pour annoncer l’heure de la rupture. Fadhéla appelle les enfants, puis se rappelle sa belle-mère.
- Elle n’a rien pris de la journée. On devrait la réveiller pour rompre le jeûne.
J’acquiesce.
- Oui.


(À suivre)
Y. H.


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