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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

69e partie

Résumé : Intriguée par ce qu’elle venait d’apprendre au sujet de cette bonne qui demandait après elle, Farida finira par penser qu’il y avait confusion. Après le départ de ses invités, elle revient vers ses parents. Sa mère la trouve pâle. De quoi se nourrissait-elle donc en son absence ? De tomates ?

Farida se met à rire.
-Mais non, maman, mais non.
Elle rit encore.
-Je mangeais tous les soirs un plat consistant, si cela peut te rassurer.
-Ta mine me dit plutôt le contraire.
-Voyons, maman, je n’allais tout de même pas engloutir des tonnes de pâtes chaque soir, pour devenir ronde comme une barrique et te prouver que je me suis bien nourrie durant ton absence ?
-Pourquoi pas ? Je sais que tu travailles trop, et que souvent tu sautes le dîner pour aller dormir. C’était sûrement le cas durant notre absence, ton père et moi, et cela s’explique aussi.
Farida allait riposter, lorsque Merouane revient au salon. Il s’assoit et entoure les épaules de sa belle-mère.
-Alors khalti Rosa, que nous racontes-tu ? Ton pèlerinage s’est bien passé ?
-Très bien. Tout était parfait. L’hôtel où nous avons résidé ton oncle Omar et moi était des plus confortables, et la nourriture était excellente.
-À la bonne heure. Nous devrions remercier alors cette agence de voyages qui n’a pas failli à ses promesses.
Farida s’interpose.
-Tout est question de coût, Merouane. Plus tu payes, mieux tu es pris en charge.
-C’est logique aussi.
-Alors, je n’ai à remercier personne. C’est l’argent qui parle.
Merouane s’étire et se lève.
-Il est grand temps pour moi de rentrer.
La vieille Rosa l’interrompt.
-Tu ne nous quitteras pas sans avoir dîné.
-J’aimerais bien rester encore un peu, si Farida me le permet.
-Quelle question !
Bien sûr qu’elle va le permettre.
D’ailleurs chez moi, je suis toujours la patronne, c’est moi qui prend les décisions et personne d’autre.
Si je veux que tu restes pour le dîner, tu resteras. Et maintenant, je te l’ordonne.
Merouane se met à rire, en jetant des regards en biais à sa fiancée. Cette dernière se lève sans rien dire et se dirige vers la cuisine.
Zineb venait de partir. La vaisselle était lavée et rangée, et la pièce luisait de propreté.
Farida réchauffe la sauce du couscous, et dépose les morceaux de viande dans un grand plat. Son père aime le couscous et sera sûrement heureux de savoir qu’elle l’avait préparé spécialement pour lui.
-Hum. Cela sent bon.
Merouane s’approche d’elle.
-Quand tu veux cuisiner, tu en fais des jaloux !
-Comme toi.
-Moi je ne sais pas cuisiner, je l’avoue, comme la plupart des hommes d’ailleurs.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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