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FLASH
  • Demi-finale retour de la ligue des champions africains: WAC 3-1 USMA (0-0 à l'aller)
  • Buts du WAC:El Karti (26′), Bencharki (54′ et 90'+3). Le but de l'USMA a été inscrit par Abdelaoui (67′)
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Autres / Récit de Yasmina Hanane

l’artiste

70e partie

©Dessin/Mokrane Rahim

Résumé : Fadhéla prend son mari pour un fou. Comme il s’y attendait, elle n’allait jamais croire à ce qu’il lui racontait. La voix du muezzin appelle à la rupture du jeûne. La jeune femme propose de réveiller sa belle- mère pour les rejoindre à table.

Elle tourne les talons et se dirige vers la chambre de ma mère. Deux secondes plus tard, elle en ressortira toute tremblante.
-Tahar... Tahar !
Je sortis précipitamment de la cuisine.
-Que se passe-t-il ? Pourquoi ces
cris ?
Fadhéla porte la main à sa bouche pour réprimer un sanglot nerveux.
- Ta mère...
Je la repousse de mon coude et passe devant elle. Allongée sur son lit, ma mère semblait dormir paisiblement. Je tente de la secouer, mais la rigidité de son corps me fera reculer. Je sentais mes jambes flancher. Il y a à peine deux heures, elle était encore là à discuter avec moi. Je n’arrivais pas à croire qu’elle nous quittait ainsi sans crier gare.
Je lui prends le pouls. Comme je ne sentais rien, je me rue sur le téléphone pour demander les urgences. Une demi-heure plus tard, le médecin de la Protection civile confirmait le décès. Ma pauvre mère était morte dans son sommeil. Son cœur l’avait lâchée, et telle une bougie, elle s’était éteinte sans faire de bruit.
L’enterrement aura lieu au bled. J’étais anéanti. Mes oncles et le reste de la famille arrivèrent chacun de son côté. Ma mère n’avait jamais souffert d’une quelconque maladie. Elle se portait comme un charme et ne s’était jamais plainte d’une douleur ou d’un malaise. Ceux qui l’avaient connue hochaient la tête d’un air entendu. C’était une brave femme qui ne pensait qu’au bonheur des siens. Dieu l’avait récompensée en la rappelant dignement à lui, en plein mois de Ramadhan.
Une semaine nous séparait de l’Aïd. Je ne pouvais rester davantage au bled. D’ailleurs, hormis mon grand oncle, toute la famille était repartie. Fadhéla se hâte donc de ramasser nos affaires et de préparer le repas. Demain à l’aube, nous devrions prendre la route pour rentrer. Mon oncle Slimane nous accompagnera et passera quelques jours auprès de nous.
Question de ne pas nous abandonner dans un tel moment.
-La maison vous semblera bien vide sans elle, me lance-t-il d’un air désolé.
-Oui. C’était elle qui gérait mon foyer. Je suis maintenant un orphelin.
Il me serre la main.
-Voyons, ne dis pas ça. Certes, nous sommes un peu éparpillés, tes oncles et moi-même, mais tout de même nous sommes ta famille. Ne l’oublie surtout pas !
-Oui, mon oncle, mais ma mère vivait auprès de moi. Elle illuminait la maison et nous attendait chaque soir avec son sourire qui réchauffait le cœur. C’était à elle que je me confiais. Elle savait toujours apaiser mes peines et soigner les plaies de mon cœur.

(À suivre) Y. H.


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