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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

70e partie

©Dessin/ALi Kebir

Résumé : Alors qu’elle faisait ses courses dans une grande surface, Anissa est abordée par son ex-mari qui l’avait suivie…
Il revient sur le sujet de sa fille, et cette fois-ci, il ne lui cache pas qu’il voulait la récupérer pour de bon. Azzedine n’était pas son père, il avait même failli la tuer…

Anissa secoue sa tête :
-C’était un accident, mais toi tu as failli la tuer à l’hôpital en lui donnant un coup de pied dans le ventre.
Mourad affiche un air courroucé :
-On dirait que je parle à une autre femme. Je ne reconnais plus Anissa, mon ex-épouse.
-Non, je ne suis plus la même… Depuis notre divorce, j’ai pu enfin respirer librement, et reprendre confiance en moi. Grâce à Dieu, je mène une vie saine et heureuse auprès d’un homme qui se plie en quatre pour le bonheur de sa famille.
-Cet homme m’a pris ma fille. Il faut qu’Ilham comprenne que son père n’est pas celui qui prétend l’être. Je... Je veux la récupérer.
-Elle ne veut même pas entendre parler de toi.
-Comment cela ? Tu lui as farci le crâne avec tes mensonges ?
-Je ne lui ai rien dit. Bien au contraire, j’ai tenté de lui faire entendre raison. Lorsque ton avocat nous a saisis pour ce droit de visite que tu réclames, j’ai usé de toute ma patience pour lui faire comprendre, qu’après tout tu es son père et qu’elle devrait passer une journée par semaine avec toi.
-Pas une journée ! Étant donné les circonstances, je veux la récupérer pour de bon. Je n’aimerais pas que ma fille soit élevée par un étranger.
Anissa fronce les sourcils :
-Azzedine n’est pas un étranger pour elle, c’est plutôt toi qui l’es. Étant donné que tu insistes dans tes propos, je vais devoir en toucher un mot à mon avocat. Un repris de justice ne sera jamais un bon père et n’aura en aucun cas le droit de reprendre son enfant, d’autant  plus que sa mère en avait eu la garde lors du dernier procès.
Mourad lui jette un regard foudroyant. Elle pâlit, et sent ses mains trembler dans ses poches, puis voyant que l’homme ne bougeait pas, elle reprend son panier, et tente de faire demi-tour. Il lui prend le bras :
-Si tu fais quoi que ce soit, je te tuerais Anissa.
Ses yeux jetaient des éclairs.
La jeune femme déglutit. Elle pourrait crier, et ameuter toute la surface. Mais elle se retient, et se dégage de l’étreinte de Mourad avant de lui lancer d’une voix forte :
-Ilham est sous ma tutelle, et elle le restera. Tes menaces seront un atout supplémentaire dans la balance judiciaire.
Elle s’éloigne un peu et brandit son portable :
-J’ai tout enregistré Mourad.
Il s’avance pour lui arracher son mobile, mais une vieille femme se met entre eux, et l’oblige à reculer. Anissa en profitera alors pour quitter les lieux sans se retourner. Elle s’empresse de rejoindre son
véhicule et démarre le cœur
battant, sans demander son reste.
Une fois sur la route, elle porte la main à sa poitrine comme pour calmer les ardeurs de son cœur et passe une main sur son visage dégoulinant de sueur. Mourad n’avait pas changé. Son séjour en prison l’avait au contraire rendu plus inhumain et plus insensible. Cette fois-ci, il ira jusqu’au bout, elle le savait. Pour atteindre son but, il n’hésitera pas à passer à l’action. Elle ferait mieux d’aller retrouver Azzedine et lui relater sa rencontre avec lui. Ils verront ensuite quelle stratégie adopter pour affronter ce monstre.
Elle repense à l’inspecteur Omar. Ce dernier pourra sûrement les conseiller pour leur sécurité. Et puis, d’ores et déjà, elle devra penser à désigner un avocat pour protéger sa fille des affres de cet homme. Il va falloir aussi, qu’elle soit plus vigilante que jamais.
Elle arrive toute bouleversée à la maison, et dépose son couffin sur la table de la cuisine, puis jette un coup d’œil à sa montre. Azzedine va devoir récupérer lui-même les enfants. Elle avait le dîner à préparer, et en sus, elle n’avait aucune envie de ressortir. Mourad l’avait peut-être suivie, et cette fois-ci, Dieu seul sait ce qui se passerait.

(À  SUIVRE) Y. H.


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