Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

70e partie

Résumé : La vieille Rosa sermonne sa fille sur son manque d’organisation. Elle travaillait trop et ne mangeait pas assez. Merouane les rejoint. Lorsqu’il veut prendre congé, sa belle-mère le retient pour dîner. Farida avait préparé un couscous, et il la taquine sur son savoir-faire.

 

Elle lui donne une tape sur le dos.
-Tu oublies que les meilleurs cuisiniers au monde sont des hommes justement.
-Oh, ceux-là sont différents !
-Ah ! En quoi le sont-ils ?
-En tout. Ce sont des cas un peu spéciaux. La plupart d’entre eux ont appris le métier dans les jupons de leurs mères.
-Tu n’y es pas du tout. La cuisine, comme tout autre art, est un don, une passion qu’on se découvre dès l’adolescence.
-Moi, c’est autre chose que j’ai découvert.
-Laquelle ?
-Mon amour pour toi, le long de toutes ces années.
Elle dépose son plat de couscous sur la table et s’essuie les mains.
-À t’entendre parler, je me prendrai pour une Juliette.
-Et tu me prendras donc pour Roméo.
Il rit.
-Tu imagines un peu toutes ces histoires d’amour qui ont défrayé la chronique ?
Elle hausse les épaules.
-Je n’imagine rien. Moi je suis plutôt du genre terre à terre.
-Et pourtant tu appréciais ces poésies arabes qui parlaient d’amour et de sentiments. Tu avais été jusqu’à me faire découvrir Antar et Abla, Djamil et Boutaina, Kaïs et Leïla.
Elle allait riposter, lorsque son portable se met à sonner. Le numéro de Mehdi s’affiche. Elle décroche et aussitôt la voix de ce dernier s’élève.
-Bonsoir Farida. Comment cela va-t-il pour toi ? Tes parents sont bien rentrés ?
-Bonsoir Mehdi, tout va bien. Mes parents sont rentrés cet après-midi.
-À la bonne heure. Tu vas enfin tirer un trait sur cette solitude qui t’a caractérisée ces derniers jours.
-Oh ! ils ne s’étaient absentés que deux semaines.
-N’empêche que la présence des parents comble beaucoup de choses dans notre vie.
-C’est évident.
-Tu transmettras mes amitiés aux tiens, et tu diras à khalti Rosa qu’à la première heure demain, elle aura son poisson tout frais.
-Merci Mehdi, tu es tellement attentionné envers elle qu’elle t’en est reconnaissante.
-Je n’ai fait que mon devoir envers une seconde maman. Tu oublies que je connais ta mère depuis mon enfance.
-Je ne pourrai pas l’oublier, puisqu’elle ne cesse de me le rappeler.
-C’est une brave femme. Je pense que tu as du monde chez toi. Il se fait tard, et je dois rentrer. Bonne soirée, Farida, à très bientôt.
-C’est ça, Mehdi, bonne soirée à toi aussi.
Elle raccroche et dépose son portable sur la table. Merouane qui avait suivi toute la conversation lui lance un regard interrogateur.
-C’était qui ?
-Mehdi.
-Oui. Je t’ai entendu prononcer son nom. Mais qui est ce Mehdi qui se permet de t’appeler à pareille heure ?


(À  SUIVRE)
Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER