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Autres / Récit de Yasmina Hanane

L'Algéroise

70e partie

Résumé : Rachid veut présenter Nadjette à sa mère. Cette dernière en est ravie. Elle lui demande de l’inviter pour la semaine à venir. En attendant, Fettouma veut tout savoir sur la famille de sa future bru.

 

Le jeune homme hoche la tête :
-Oui, mais modeste. Le grand-père de Nadjette, tout comme le mien, était commerçant. Et son père a repris les affaires familiales dès son retour du maquis.
-Peut-être a-t-il connu ton père ?
-Je ne sais pas mère mais tu pourras toujours lui poser cette question plus tard.
-J’y compte bien…
Elle soupire :
– Ah ! si ton père était encore de ce monde !
Rachid ébauche un sourire :
-Je suis très fier de lui, maman. Pour moi, il n’est pas mort. Je sens sa présence partout dans cette maison et à chacun de mes pas.
-Moi aussi, je sens sa présence. On dit que l’âme des morts survole parfois le monde pour se poser sur les lieux de leur passage sur terre. Quelquefois je rêve de Mahmoud. Il semble heureux et détendu… Je  le sens si près de moi, qu’il m’arrive de me demander s’il n’était pas revenu…
-Allah Yerhmou. Tout les gens qui l’ont connu ne disent que du bien de lui.
-C’était un homme très intelligent et très affectueux. Il était dévoué à sa famille et à son entourage. Ce qui ne l’a pas empêché de répondre à l’appel de la patrie dès la première heure.
-Tout comme la plupart des jeunes de sa génération. Moi-même, j’aurais fait la même chose à cette époque.
-Ouf ! heureusement que cette saloperie de guerre est finie. Le peuple a payé un lourd tribut pour son indépendance.  
-Et nous sommes là pour reprendre le flambeau et reconstruire le pays de nos ancêtres.
Fettouma se lève :
-Je vais préparer un café. Je ne t’ai même pas proposé de dîner, tu dois avoir bien faim après une longue journée de travail.
-Non mère, il n’est pas encore l’heure de dîner  mais j’accepte un café avec plaisir.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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