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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

73e partie

Résumé : Outré par les révélations de sa femme, Azzedine ne compte pas rester les bras croisés. Il contacte l’inspecteur Omar, et ce dernier rencontre Anissa aux premières heures de la matinée. Il semblait heureux de la revoir, et son plaisir est partagé.

 

Elle sourit.
-Bien. Je vais bien. Je crois que Azzedine t’avait contacté hier soir.
-Oui. C’est pour cela d’ailleurs que je tenais à te revoir.
Pourrions-nous discuter un
moment ?
-Oui. Bien sûr. Mais où ?
-Dans mon véhicule.
Elle le suit et s’engouffre dans sa vieille bagnole. Il prend place à ses côtés.
-Alors, ma petite. On vient encore te harceler ?
-Hélas ! Oui.
-Toujours ce fou, hein ?
Il veut la garde de la petite, si j’ai bien compris.
-Oui. Et cela me rend folle d’inquiétude. Ilham est déjà assez traumatisée par ses agissements. Il m’a fallu de longues années et des dizaines de séances chez un psychologue pour lui redonner confiance en elle et l’envie de vivre, et maintenant je vois mes efforts s’écrouler tel un château de cartes.
-Pas encore.
-Mais il est là. Il veut sa fille. Bon, c’est vrai qu’au début, il avait pris un avocat et réclamé un droit de visite. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je me suis entretenue avec Ilham sur le sujet. Je lui ai expliqué avec beaucoup de délicatesse qu’après tout cet homme était son père et avait le droit de la revoir chaque week-end, mais elle s’est jetée dans mes bras en sanglotant et en me priant de ne jamais lui reparler de lui.
Hier, j’ai rencontré Mourad dans une grande surface, et il m’a menacée de me tuer si je ne l’aide pas à récupérer sa fille. Il a dit que j’étais mariée, et qu’elle ne devrait pas vivre avec un étranger, alors qu’il était son vrai père...
Anissa se met à pleurer, et l’inspecteur met une main apaisante sur son épaule.
-Ce ne sont que des paroles, Anissa.
-Des menaces plutôt. Tu ne le connais pas encore assez pour comprendre qu’il est capable d’aller jusqu’au bout de sa folie.
-Oh si ! Je le connais très bien. Même en prison, on s’est plaint de sa conduite. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’avait pu jouir de circonstances atténuantes.
-Alors, que pourrait-on faire maintenant ?
-Être vigilant.
Il se gratte la tête.
-Je vais échafauder un plan pour le coincer.
-Quel plan ?
-Je n’en sais rien encore. Mais je vais y réfléchir. En attendant, je vais demander encore une fois à mes agents de surveiller le quartier. Cela te va ?


(À  SUIVRE)
Y. H.


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