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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

74e partie

Résumé : Anissa relate à l’inspecteur Omar sa rencontre avec Mourad et les menaces de ce dernier. Le policier tente de la rassurer. Il va encore désigner des agents pour surveiller le quartier. Cela l’arrange-t-il ?

 

La jeune femme acquiesce.
-Oui. Nous nous sentirons davantage en sécurité. Mais dans la rue...
-S’il t’approche encore dans la rue ou dans un endroit public, n’hésite pas à crier et à demander de l’aide.
La journée passe. Anissa rentre à la maison après avoir récupéré ses deux garçons de la crèche. Azzedine tardait à rentrer. Il devait accompagner Ilham chez le dentiste. La jeune femme sentit tout de même l’inquiétude la gagner. D’habitude, son mari l’appelait pour la prévenir de ses retards. Et puis, Ilham devait être fatiguée.
Elle prend son mobile et tente de joindre son époux.
En vain. Elle retourne alors dans la cuisine et essaye de se concentrer sur ses tâches ménagères. Les jumeaux jouaient et couraient dans le hall, et soudain elle sentit ses nerfs craquer.
Elle se met alors à les houspiller et leur demande de rejoindre leur chambre.
Étonnés par la réaction inaccoutumée de leur mère, les deux enfants baissent la tête et se mettent à pleurer tout en se dirigeant vers leur chambre. Anissa sentit son cœur palpiter. Elle s’en voulut d’avoir brutalisé ses enfants. Devenait-elle comme Mourad, insensible et sans cœur ?
La sonnerie de son téléphone la fera sursauter. Elle essuie furtivement ses larmes et s’empare de son mobile pour répondre. C’était Azzedine.
Il voulait juste la rassurer. Ilham et lui venaient de quitter le cabinet dentaire et n’allaient pas tarder à rentrer.
Elle poussera alors un long soupir. Se rendit-elle compte de son irritation croissante à chacun de ses retours à la maison ? La veille, elle s’en était prise à Ilham et l’avait sermonnée d’avoir parlé à sa petite voisine de palier. Ses craintes la rendaient vulnérable et anéantissaient sa confiance en elle.
Par la faute de Mourad, sa vie venait de chambouler, et l’harmonie familiale s’en ressentait.
Elle termine quelques menues besognes, puis s’installe devant la télé. Soudain, elle se rappelle qu’elle avait sermonné les jumeaux et se lève d’un bond pour aller les chercher.
Elle entrouvre la porte de leur chambre et constate, émue, qu’ils s’étaient endormis. Elle s’approche alors d’eux et les embrasse chacun dans son lit, avant d’essuyer deux longues larmes.
Le bruit d’une clef qu’on introduisait dans la porte d’entrée lui apprendra que Azzedine et Ilham venaient de rentrer.
-Maman, maman, où es-tu ?
La voix de sa fille lui parut angoissée.
Elle sortit dans le couloir et ouvre les bras.
-Je suis là, ma chérie.
Ilham vint se blottir contre elle, avant de lui montrer l’emplacement vide d’une dent de lait qu’on venait de lui arracher.
- Je n’ai pas pleuré, ni même crié. Le dentiste a dit à papa que j’étais bien courageuse.
Mais à vrai dire, j’ai eu une peur bleue en remarquant la pince qu’il avait dans la main, et puis après il m’a montré la dent qu’il m’avait arrachée.
Elle met la main devant ses yeux.
-Elle était toute petite et sanguinolente.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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