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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

80e partie

Résumé : Mourad indique à Anissa la route à suivre. Un sentier s’étendait devant elle. C’est le relais de dealers et des repris de justice. Elle eut peur et tente encore de négocier avec lui, mais il refuse tout entendement.

 

Il soupire.
-Ma patience est à bout, Anissa. Ton mari saura dans un moment que je te retiens en otage avec son fils, et n’aura d’autres choix que de me remettre Ilham.
-Azzedine est en plein cours. Il travaille et ne revient à la maison qu’en fin de journée.
-Tu l’appelleras.
-Il éteint toujours son portable pour ne pas être dérangé lorsqu’il travaille. Et c’est seulement en cas de nécessité qu’il me contacte.
-Eh bien, il doit savoir que son fils est malade, et va sûrement demander de ses nouvelles.
Elle garde le silence. Une boule venait de se former sur son plexus, et l’air manquait dans ses poumons. Elle suffoquait. Cependant, au moment où elle allait perdre connaissance, elle se reprend et s’accroche de toutes ses forces au volant comme à une bouée de sauvetage. La pente escarpée n’était pas pour lui faciliter les choses. Elle devait être plus vigilante si elle ne voulait pas déraper et envoyer son véhicule dans un fossé, ou pis encore, au fond de l’abîme qui commençait à se former au-dessous d’eux.
Elle continuera donc à monter en prenant des virages en épingle à cheveux, et en tentant de garder son sang-froid.
Soudain, elle découvre horrifiée que son réservoir était presque vide ! Elle jette un regard dans son rétroviseur et lance :
-Mourad, nous devrions redescendre tout de suite. Je n’ai presque plus de carburant.
-À la bonne heure.
-Hein ?
-À la bonne heure. Ainsi, tu ne pourras plus t’enfuir.
-Mais mon fils est malade.
-Il est bien au chaud sur le siège arrière.
Elle se retourne, et constate que Rafik dormait à poings fermés, en tenant sa petite bouteille d’eau serrée contre lui.
-Je t’en prie, Mourad, laisse-moi le déposer à la crèche, ensuite je te suivrai.
-Il n’est pas question que je retourne en ville avant d’avoir eu la promesse de récupérer Ilham. Qu’est-ce que je dis ? Pas la promesse, la certitude. On m’a déjà leurré avec des promesses, qui n’en finissaient pas.
-Je t’assure que je ferai de mon mieux pour trouver un terrain d’entente entre nous. Je t’avais déjà dit que j’ai discuté avec Ilham au sujet de ce droit de visite que tu réclamais.
Mourad s’emporte et l’interrompt.
-Ce droit de visite est de l’histoire ancienne. Maintenant je veux la garde de ma fille.
Elle se reprend et lui lance d’une voix où perçait toute sa colère.
-Les tribunaux ne te l’accorderont jamais.
Tu es un repris de justice, et ton casier judiciaire ne jouera pas en ta faveur. Tu veux l’avoir par des menaces ? Tu ne l’auras pas. Je ne me séparerai jamais de ma fille, sauf par la mort...
-Eh bien, ça sera donc le cas.
Anissa prend peur à la vue du couteau qui brillait dans les mains de Mourad. Cette fois-ci, il ne le met pas sur son cou, mais sur celui de l’enfant qui dormait à ses côtés.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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