Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

80e partie

Résumé : Merouane n’apprécie pas du tout la conversation entre sa fiancée et Mehdi. Ce dernier semble bien la connaître. Une fois loin, il lui en fera la remarque. Elle tente de détendre l’atmosphère, mais le jeune homme lui avouera que Mehdi ne lui inspirait pas confiance.

 

Elle fronce les sourcils.
-Voyons Merouane, tu ne le connais même pas. Comment peux-tu dire une telle chose ?
Il hausse les épaules.
-Simple intuition.
Elle secoue la tête.
-Non, tu te trompes. Je t’assure que tu te trompes sur son compte.
-Peut-être, mais toi, le connais-tu assez ?
-Je le connais depuis quelques mois, mais assez pour t’assurer qu’il est digne de confiance. Ma mère a connu son père dans le temps et ne tarit pas d’éloges sur leur famille.
-Ta mère a connu le père, mais pas le fils.
-On dit bien tel père, tel fils, n’est-ce pas ?
Il hausse encore les épaules.
-Tu sembles indifférente à mes propos, Farida. Je ferais mieux de me taire.
Elle lui pince la joue.
-Petit jaloux, ne crois-tu pas que tu exagères ?
-Non, je dis ce que je pense, et prends cela comme tu le veux.
Ils étaient arrivés devant son véhicule.
-Il se fait tard, et je dois rentrer.
-Moi aussi, figure-toi.
Il la contemple un moment avant de répondre :
-Ne m’en veux pas, Farida. Je suis un peu dépassé par les évènements ces derniers temps.
-Quels évènements ?
Il soupire.
-Mes projets ne se déroulent pas comme je le prévoyais.
Farida le toise.
-Je pense que tu as plongé la tête la première dans le monde des affaires, alors que tu es encore un novice dans le domaine.
-Hélas ! Tu as vu juste.
Il soupire encore.
-J’ai été mal conseillé.
-Alors tant pis pour toi. À la rigueur, tu aurais pu m’en faire part, avant de mettre tout l’argent économisé des années durant pour notre mariage dans des investissements stériles.
Il se gratte la tête.
-J’en tire une bonne leçon. Si cela peut te rassurer, les huissiers ne sont pas encore à ma porte.
-Je l’espère pour toi.


(À SUIVRE)
Y. H.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER