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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

81e partie

Résumé : Anissa tente encore de raisonner Mourad. Son réservoir se vidait, elle devrait rentrer, et ils pourront discuter du droit de visite d’Ilham. Mais Mourad repousse ses avances. Maintenant, il réclame la garde de sa fille. Pour l’effrayer davantage, il mettra son couteau sur le cou de Rafik.

-Non !, s’écrie Anissa, qui freine dangereusement.
Le véhicule s’immobilise. Elle défait sa ceinture de sécurité et descend telle une forcenée de la voiture pour ouvrir la portière arrière et prendre son fils dans ses bras. Mourad suivait la scène d’un air amusé. Il remet le couteau dans sa poche et descend à son tour du véhicule.
-Nous serions obligés de passer la nuit dans ces montagnes si l’affaire n’est pas conclue d’ici ce soir.
-Quoi ?! Mais tu es fou !
Rafik s’était réveillé. Il avait encore de la fièvre et Anissa ôte sa veste pour le couvrir.
-Je ne sais pas si tu as un cœur, Mourad, mais si c’est le cas, aie pitié de cet enfant. Il est malade et a besoin de soins. Si je ne rentre pas tout de suite pour lui faire prendre ses médicaments, son état risque de s’aggraver.
Mourad jette un coup d’œil à Rafik qui transpirait abondamment.
-Tu as eu des jumeaux, n’est-ce
pas ?
-Oui.
-Deux garçons ! Azzedine, tu lui as donné des garçons, alors que moi...
Anissa pousse un long soupir. Elle n’en pouvait plus. Rafik était brûlant de fièvre et avait besoin de soins, et elle était sur le sommet d’une montagne avec ce fou qui menaçait de les tuer.
Soudain, Mourad retourne à la voiture et prend son sac à main, qu’il ouvre avant d’en vider le contenu sur le sol. Il se baisse et ramasse le porte-monnaie, puis le portefeuille, et enfin le mobile qu’il tend à Anissa.
-Tu vas appeler ton mari et lui dire que tu es avec moi dans un endroit inconnu. Que s’il veut vous revoir, le petit et toi, il n’aura qu’à prendre la route avec llham, que je dois récupérer avant le coucher du soleil. Je lui indiquerai plus tard l’itinéraire à suivre.
La main tremblante, Anissa prend son téléphone et forme le numéro de son mari. Elle savait qu’il n’allait pas répondre de sitôt, car à l’heure qu’il était, il devait être en plein cours. N’obtenant pas de réponse, elle fera un signe de négation à Mourad.
-Azzedine n’aime pas être dérangé lorsqu’il est à l’école. Il a dû éteindre son portable.
-Mais lorsque le cours est terminé, il doit bien jeter un coup d’œil sur les appels manqués.
-Possible. Je ne saurais te répondre. Je vais encore tenter de l’appeler.
-Non, laisse-lui plutôt un message. Ou bien donne !
Il lui arrache l’appareil des mains.
-C’est moi qui vais lui envoyer un message.
Azzedine venait de terminer ses cours de la matinée et se trouvait dans la salle des profs. Il avait deux cours à préparer pour l’après-midi et quelques copies à corriger. Avant cela, il devait déjeuner dans la cantine de l’établissement et prendre un café avec des collègues.
Il sa hâte de ramasser ses affaires et de prendre son cartable tout en jetant un coup d’œil à sa montre-bracelet. Il était tout juste midi.
Il se rappelle tout à coup qu’il n’avait pas rappelé Anissa pour prendre des nouvelles de Rafik, et qu’il avait omis de rallumer son portable. Elle ne pouvait donc le joindre.
Il redépose son cartable sur la table et allume son mobile. Il remarque tout de suite qu’un message venait d’arriver et, reconnaissant le numéro de sa femme, il se hâte de l’afficher.
Ce qu’il lut le cloua de stupeur. Il se sentit mal et tira une chaise pour s’asseoir avant de relire les quelques lignes qui semblaient le narguer. “Azzedine, ton épouse et ton fils sont avec moi. Nous nous trouvons loin de la ville. Si tu veux les revoir vivants, tu n’auras qu’à me ramener Ilham. Tu as deux heures pour donner suite, et gare à toi si tu informes la police.”
C’était signé “le fou”.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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