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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le poissonnier

81e partie

Résumé : Pour justifier son comportement, Merouane avouera à Farida que ses projets avaient foiré. Rien ne se déroulait comme il l’espérait. Cette dernière le sermonne sur son inconscience. Pour la rassurer, il lui rétorque que les huissiers ne sont pas encore à sa porte.

 

Elle met une main compatissante sur son épaule.
-Ne t’en fais pas, Merouane. Le monde des affaires est certes un gouffre profond, mais la chance pourra sourire aux plus hardis. Tu as déjà ton agence de communication, et je pense qu’avec un peu de patience, tout s’arrangera.
-Et pour notre mariage ?
-Chut ! Ne dis rien. Nous attendrons le temps requis pour cela.
Il passe une main lasse sur son visage.
-La famille veut des folies, Farida. On aurait pu se contenter d’une cérémonie intime.
-C’est ce que je voulais. Mais malgré tout, nous devons respecter les traditions familiales. On dit que cela porte malheur de les négliger.
-C’est ce que ne cesse de me répéter ma propre mère. Ah ! Si tu n’avais pas opposé un refus à ma proposition de nous marier hâtivement après les fiançailles, tout cela ne serait pas arrivé.
Elle fronce les sourcils et recule d’un pas.
-Merouane. Je comprends ton désarroi, mais n’essaye pas de me faire endosser la responsabilité de ton échec.
Il secoue la tête.
-Je ne t’endosse rien, Farida. Mais quelque part, tu y es pour quelque chose.
Outrée, la jeune femme s’éloigne encore de quelques pas.
-Certes j’ai refusé un mariage hâtif. Cependant, je ne savais pas que tu allais commettre des folies avec tes économies. Si c’était le cas, je ne l’aurais pas admis. Souviens-toi aussi qu’après réflexion, je suis venue te retrouver pour te proposer de nous marier dès le retour de mes parents des lieux saints.
Comme il ne répondait pas, elle se détourne de lui pour se diriger vers son immeuble. Il la suit des yeux, jusqu’à ce qu’elle disparaisse de sa vue, puis monte dans son véhicule et démarre en trombe.
Mehid ferme la poissonnerie et hèle un taxi pour rentrer chez lui. Il était assez tard, et il savait qu’il allait encore avoir affaire aux sautes d’humeur de son épouse. Mais cette fois-ci, il avait un argument très valable. Sa camionnette était chez le tôlier.
Il prend sa clef et ouvre la porte de son appartement, avant de se diriger vers le salon où sa mère se reposait. La télé diffusait un feuilleton, et la veille femme, qui venait vraisemblablement de dîner, somnolait sur son divan. Il s’approche d’elle et l’embrasse sur le front.
-Bonsoir, mère. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Elle ouvre les yeux et, le reconnaissant, passe une main caressante sur son visage.
-C’est toi, Mehdi ?
-Oui, mère, je viens de rentrer. Alors cela va mieux pour toi ?
-Oui. Je me sens un peu moins faible aujourd’hui.
-À la bonne heure.
Tu as bien dîné ?


(À SUIVRE)
Y. H.


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