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Autres / Récit de Yasmina Hanane

Le psychopathe

82e partie

Résumé : Anissa ne put contacter son mari. Ce dernier venait de terminer ses cours de la matinée, et se préparait à aller déjeuner, lorsqu’en rallumant son portable, il trouvera un message de Mourad. Ce dernier le faisait chanter.

 

Azzedine se prend la tête entre les mains. Il avait envie de crier et de casser tout ce qui se trouvait autour de lui.
Cependant, il tente de reprendre ses esprits, et jette un coup d’œil à sa montre.
Les aiguilles indiquaient qu’il avait déjà gaspillé une bonne dizaine de minutes sur le délai des deux heures qui lui était accordé.
Que va-t-il faire ? Mon Dieu… Et Ilham ? Elle était encore à l’école, et ne quittait l’établissement qu’à 16h00. Et puis, aura-t-il le courage de la livrer à ce malade afin de récupérer Rafik et Anissa ?
Il se tord les mains et se met à réfléchir. Avant tout, il devrait s’assurer que ce n’était pas une plaisanterie. Mais tout compte fait, qui pourrait lui faire une telle farce ? Il reprend son portable et forme le numéro de son épouse. Aussitôt une voix d’homme
répondit :
-Tu consens enfin à donner de tes nouvelles, Azzedine ?
-Heu… Mourad, ne fais pas l’idiot. Pourquoi t’acharnes-tu sur Anissa et mon fils ? Rafik est malade, et devrait être rentré depuis un bout de temps.
-Moi aussi, figure-toi. Dans exactement une heure et quarante-cinq minutes, si je n’ai pas récupéré Ilham, tu ne reverras plus jamais ni ta femme ni ton fils.
-Non… Ne fais rien Mourad. Nous allons tenter de trouver un terrain d’entente. Ilham est encore à
l’école.
-Je ne veux rien savoir. Ilham est ma fille, et je veux la récupérer. Tu viens de perdre encore deux minutes à palabrer.
-Mais je ne sais même pas où tu te trouves.
-Tu le sauras au moment opportun. Allez, dépêche-toi d’aller chercher Ilham. Ensuite, tu me rappelleras et nous aviserons.
Il raccroche sans plus attendre. Azzedine se lève d’un bond, prend son cartable et quitte hâtivement les lieux pour sauter sans plus attendre dans son véhicule. L’école où étudiait Ilham se trouvait à quelques encablures. Il n’avait qu’à prendre la prochaine intersection. Il stationne enfin le long du trottoir qui faisait face à l’institution, et traverse la route pour sonner au portail mais au même moment, son portable se met à vibrer.
Il arrête sa course, et prend fébrilement l’appareil dans sa poche. C’était l’inspecteur Omar.
Ce dernier appelait pour prendre des nouvelles de la famille, car un des locataires du quartier lui avait signalé la présence d’un étranger ce matin sur les lieux.
Azzedine prend une lente inspiration. La sueur coulait de son front, et il passe une main rageuse sur son visage avant de répondre d’une voix où brillait son agacement :
-Il… Il n’y a rien au quartier, tout le monde va bien. Je suis pressé Omar, tu m’excuseras, mais je dois récupérer Ilham.
Il raccroche sur ses propos, et remet le mobile dans la poche de son veston. L’appareil se remet à vibrer, mais il n’en eut cure.
Sa seule préoccupation était tout d’abord de récupérer la petite, et ensuite il avisera. Ilham était une innocente victime dans ce scénario macabre, et il n’avait pas l’intention de l’abandonner.


(À  SUIVRE)
Y. H.


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